Il y a quelques semaines, j’ai été amené à réaliser à Miami une expérience que je ne risque pas d’oublier de sitôt : un vol parabolique à bord de G Force One ! Derrière ce nom se cache en fait un simple avion de ligne ; un avion comme les autres à un détail près : on y a retiré les rangées de fauteuils au milieu pour pouvoir évoluer… en apesanteur ! En dépit d’un prix relativement élevé, nous étions assez nombreux pour ce vol. Après un exposé sur les consignes de sécurité, nous avons pris place à bord du fameux Boeing, et rongé notre frein en attendant qu’il atteigne la bonne altitude pour les phases d’apesanteur. Enfin, l’équipe nous a engagés à prendre place dans la zone dépourvue de sièges pour la première parabole. Je me suis allongé sur le sol, à la fois heureux et anxieux. Pour générer la gravité zéro hors de l’espace, il n’y a qu’un seul moyen : il suffit de monter et plonger en chute libre ; lorsque l’appareil est à l’apogée de sa parabole, l’on se retrouve de fait en apesanteur durant un court moment. Quand l’avion entame sa montée, on se retrouve brusquement plaqué au sol : on pèse 1,8 fois son poids durant une vingtaine de secondes : on a du mal à bouger les bras ! Quelques secondes plus tard, le pilote signale qu’il commence l’injection : on est alors au sommet de la parabole. Rien ne permet de décrire une telle sensation. Dans la floating zone, chacun fait face à sa manière ; certaines personnes s’accrochent pour rester au sol, d’autres flottent dans la cabine et s’emploient à comprendre comment tout cela fonctionne. Une voix nous avise soudainement qu’on arrive en fin de parabole : on est à nouveau écrasé par le poids de la gravité. Quelques minutes plus tard, une nouvelle parabole commence. A fur et à mesure, on commence à surmonter sa peur et ça devient de plus en plus intéressant à vivre. Au lieu de ricocher de paroi en paroi, on ose petit à petit flotter dans l’espace. Et c’est ahurissant à un point que les mots manquent pour décrire un tel moment ! Si vous faites un voyage à Miami, il n’y a pas à hésiter : c’est véritablement une aventure extraordinaire à vivre. Pour creuser la question, c’est par là que ça se passe, en suivant le lien vers le prestataire de ce vol en apesanteur.

Au début des années 2010, Neil Beloufa, à peine 25 ans, déboulait dans le monde de l’art comme une météorite. En presque sept ans, le bouillonnant prodige, né en 1985 à Paris, et exposé actuellement au Musée régional d’art contemporain de Sérignan (Hérault), a coché toutes les cases : nomination aux prix Fondation d’entreprise Ricard et Marcel Duchamp, exposition au Palais de Tokyo à Paris, et au MoMA à New York, participation aux biennales de Lyon et de Venise… Le tout sans radoter avant l’âge, et en se mettant constamment en danger. « Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Neil Beloufa La complexité est son terreau. La déconstruction, sa méthode. Dans ses installations vidéo, où le dispositif souvent rêche compte autant que le film exposé, Neil Beloufa démonte clichés et propagande, qu’ils soient télévisuels, cinématographiques, économiques ou politiques. Le familier bandana, par exemple, devient sujet d’étude. L’artiste interroge le message de ce bout de tissu imprimé rouge, supposé autant marquer la singularité du cow-boy, du gangster, de l’anarchiste, du hippie ou du gay. Pour lui, tout est prétexte à décorticage, à commencer par lui-même. « Je représente le monde globalisé, dit-il. J’expose à Téhéran, mais aussi au MoMA. Je suis censé être de gauche et sympa et, en même temps, chef d’entreprise. Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Cynique, ce jeune moustachu ? Lucide plutôt. Un bras d’honneur à l’origine de son succès Enfant de « gens qui ont failli faire des choses », Neil Beloufa a très tôt déchanté. Son père, Farouk Beloufa, cinéaste algérien, est resté l’homme d’un seul film, Nahla, tourné au Liban en 1979. En réaction, Neil se consume dans le travail, aligne les écoles d’art : Arts décoratifs et Beaux-Arts à Paris, Le Fresnoy à Tourcoing, CalArts à Los Angeles. Quant au succès,…

Après avoir été kidnappé par des narcotrafiquants qui ont menacé de le brûler vif, Jorge Martinez, est resté enfermé chez lui durant 15 jours, traumatisé. Il se trouvait parmi un groupe de six autres journalistes enlevés le 13 mai par une centaine d’hommes armés appartenant du cartel de La Familia, dans l’Etat de Guerrero, au sud du Mexique.   « Peut-être que c’est juste les nerfs, mais j’ai l’impression d’être suivi » murmure au téléphone ce journaliste de 44 ans, très angoissé à l’idée de sortir pour répondre à une interview.  Deux jours après cet enlèvement, un autre journaliste, Javier Valdez, spécialiste du narcotrafic et pigiste de l’AFP, était abattu en plein jour dans l’Etat de Sinaloa, l’un des Etats les plus violents du Mexique.  L’assassinat de ce journaliste respecté a soulevé une vague d’indignation internationale, mais au Mexique les meurtres de journalistes sont devenus presque banals.   Couvrir la guerre sanglante que se livrent les cartels de drogue expose les journalistes à des risques de plus en plus grands.   Un article perçu comme menaçant ou peu flatteur par les membres d’un cartel ou des autorités corrompues peut s’avérer fatal.  « Etre journaliste, c’est faire partie d’une liste noire » disait Valdez dans son ultime ouvrage paru en 2016.  RSF a placé le Mexique comme troisième pays le plus dangereux au monde pour les journalistes derrière la Syrie et l’Afghanistan.  Depuis 2006, l’année où le gouvernement a déployé l’armée dans le pays pour lutter contre les cartels, une centaine de journalistes ont été tués et plus de 20 sont portés disparus.   Plus de 200 autres ont survécu à une attaque par des membres de cartel.  Parce qu’ils ont été victimes d’agressions directes ou du simple fait de l’exposition quotidienne à la violence, beaucoup souffrent de stress post-traumatique (PTSD).  Selon une étude réalisée l’an dernier portant sur 246 reporters travaillant au Mexique, 41% souffraient de symptôme du PTSD, 77% souffraient d’anxiété et 42% de dépression.  Alejandro Ortiz est un reporter de 26 ans travaillant pour la radio W à Chilpancingo, la capitale de l’Etat de Guerrero où les violences entre cartels pour le contrôle de la drogue sont régulières.  Il a été agressé à quatre reprises par des groupes criminels qui l’ont enlevé, ligoté, frappé, ou mis en joue à bout portant. Mais il dit qu’il est déterminé à ne pas laisser les narcotrafiquants l’emporter.   « On sait tous qu’exercer la profession de journaliste au Mexique est à haut risque. Travailler dans le Guerrero est encore pire » dit-il à l’AFP.   Eric Chavelas, à la tête d’une association locale de journalistes, estime que 30% de ses collègues souffrent de PTSD.  « On a déclenché l’alerte il y a plusieurs années. On ne sait pas vers qui se tourner » pour obtenir de l’aide psychologique, dit-il.   La plupart des journalistes souffrant de ce syndrome ne sont pas traités, selon les experts.   Et certains journalistes gagnent seulement 150 dollars par mois, ce qui complique leur accès à un traitement.   Ezequiel Flores, 40 ans, correspondant de l’hebdomadaire mexicain Proceso, a cessé de se rendre sur le terrain pour exercer son métier après avoir été malmené et reçu des menaces de mort.   Il travaillait dans la région d’Iguala, où 43 étudiants ont été enlevé en 2014 par une police municipale corrompue puis livré aux mains d’un cartel qui les aurait vraisemblablement assassinés.   « Tu relates tragédie sur tragédie, chaque jour, et tu ne peux pas, ou ne sais pas, comment évacuer tout ça », résume-t-il.   Le gouvernement a mis en place un système de protection pour les journalistes menacés, mais cela n’a pas empêché les agressions. Depuis le début d’année, cinq journalistes ont été tués au Mexique.  Sergio Ocampo, un des journalistes kidnappés le 13 mai dans l’Etat de Guerrero, estime que les mesures du gouvernement telles que le bouton de panique ou même les gardes du corps sont dérisoires.   Depuis son enlèvement, ce collaborateur du quotidien la Jornada et pigiste de l’AFP, âgé de 60 ans, à la moitié droite du visage paralysé.   Son médecin a diagnostiqué un traumatisme psychologique.   Une centaine de criminels « étaient sur le point de nous tuer entre deux check-points de l’armée », raconte Ocampo, qui éprouve désormais des difficultés à articuler.

Travail sans loisirs rend Jacques triste sire, comme écrirait l’autre. Et je m’emploie activement à ne pas devenir un triste sire. Récemment, j’ai fait un sympathique voyage original qui m’a permis de découvrir San Francisco. Avec le recul, c’est assez étonnant, quand j’y pense. Pendant des années, nous bourlinguions en solo. Le concept même de voyage atypique nous filait de l’urticaire. Pourtant, nous nous entendons pourtant facilement avec les autres. Mais nous avons pris l’habitude de voyager sans contraintes après avoir fait l’expérience d’un voyage entre amis. L’expérience s’est avérée si éprouvante que nous avons coupé le contact avec eux peu après notre retour de voyage. Nous côtoyions pourtant depuis pas mal de temps, mais le fait de vivre avec en permanence nous les a révélés sous un tout autre aspect. Nous Nous nous sommes vite rendus compte dès le premier jour que de leur point de vue, les vacances signifiait en faire le moins possible. Ils se réveillaient en fin de matinée, prenaient leur petit-déjeuner en traînant, puis retournaient dormir un peu. Si vous me suivez régulièrement, vous savez combien tout cela est à l’inverse de tout ce que je suis. Autant vous dire que j’ai détesté cette semaine-là et j’ai souvent rêvé plus d’une fois l’envie de les laisser en plan. Et pourtant, finalement, nous avons adhéré aux voyages de groupe. En fin de compte, il est nettement plus simple de voyager avec des gens qui nous étaient étrangers. Etant donné qu’il n’y a pas de lien au départ, il n’y a pas non plus d’exigences. On ne se sent pas obligés de engager la conversation avec chaque participant et de rester tous ensemble ; il n’y a aucun besoin de se forcer. Je pense que c’est la notion de choix qui nous captive dans le voyage . Chacun peut choisir de voyager en symbiose ou rester en duo. Et véritablement, c’est presque aussi important que la destination elle-même. Voilà l’agence de ce voyage. Ca vous donnera une idée de l’ambiance générale. Retrouvez toutes les infos sur ce voyage insolite en suivant le lien.

Dans la nuit obscure, alors que la mort enveloppait déjà ma sœur, le trésor d’images et de souvenirs enfouis dans les recoins de mon esprit a refait surface. D’année en année, de ville en ville, de foyer en foyer, ces images se sont enchaînées, riches de leur pesant d’anecdotes. Le dernier repas que nous avions pris ensemble, ponctué d’éclats de rire lorsqu’elle a décrété qu’elle ne pourrait descendre confortablement l’escalier du restaurant que sur les fesses. La fois où elle m’a appelée à la rejoindre dans le jardin pour voir une tante particulièrement fortunée, avant de me désigner la pleine lune en affirmant qu’elle lui rappelait le visage de cette dernière. Les sorties à bicyclette quand nous étions petites (elle faisait du tricycle, mais ça ne changeait rien pour nous). La poignée de chocolats et de bonbons qu’elle tendait toujours à ma fille, même si elle-même adorait les sucreries et aurait pu les garder pour elle. Sa manière, à Pâques, de vider la trousse de secours pour tapisser soigneusement une corbeille d’ouate afin que le lapin puisse y déposer ses œufs. La musique était son univers, ainsi que les chevaux. Notre sœur était une différente. Née par le siège bien avant l’époque des échographies, elle a subi d’irréversibles dommages au cerveau pendant l’accouchement et en est restée handicapée. Beaucoup de ses capacités étaient limitées, mais beaucoup d’autres étaient exceptionnelles. Sans en être certaine, j’aime à penser que, quelque part, de futurs docteurs ont pu en apprendre davantage sur la médecine et le corps humain grâce à elle. Lors des dernières heures de ma sœur en ce monde, alors que ma vie avec elle ne cessait de défiler devant mes yeux, j’ai su qu’il n’y avait pour nous qu’une chose à faire. La chaîne du don, de l’amour et du partage ne pouvait être rompue. Ma sœur nous avait apporté tant de joie et de bonheur de son vivant qu’il nous fallait à présent les transmettre. Quand l’infirmière de l’unité de soins intensifs a frappé à la porte pour nous annoncer que c’était fini, j’avais déjà pris ma décision. Une rapide discussion avec ma mère et le reste de ma fratrie, qui vivait à l’étranger, et tout a été mis en place. Ses yeux (le seul organe que nous pouvions donner, car les causes de son décès étaient inexpliquées et nous ignorions si les autres avaient été endommagés) iraient à une personne en attente de greffe. Son corps serait légué à la science et confié à l’hôpital. Au lieu d’apporter des fleurs, nous demanderions à tous les proches qui assisteraient à son enterrement de faire un don à la fondation Diya, un centre de formation professionnelle pour personnes différentes, où elle avait trouvé beaucoup de joie et de réconfort dans ses dernières années. Aujourd’hui, grâce à ma sœur, deux jeunes enfants ont recouvré la vue. Sans en être certaine, j’aime à penser que, quelque part, de futurs docteurs ont pu en apprendre davantage sur la médecine et le corps humain grâce à elle. En hommage à ma sœur, et avec les dons reçus lors de son enterrement, la fondation Diya a mis en place une unité spéciale de fabrication de chocolat. Un hommage parfait ! Carolyn a donné vie à Chocolyn. Son nom perdurant sous une toute nouvelle forme et avec un tout nouveau sens. Dix ans ont passé depuis la dernière fois où nous avons pu voir ma sœur, mais mon cœur est serein à l’idée qu’elle vit encore dans ces deux jeunes gens à la vision restaurée, dans les chocolats qui portent son nom et perpétuent sa mémoire. Cette sérénité vient surtout du fait que nous avons su transmettre toute la joie qu’elle nous avait donnée.

Le trafic aérien a été fortement perturbé samedi dans le ciel parisien après l’attaque d’une patrouille de l’opération Sentinelle à Orly, qui a conduit les autorités à fermer momentanément les deux terminaux de l’aéroport et à dérouter de nombreux vols vers des aéroports voisins. La situation revenait progressivement à la normale dimanche matin à l’aéroport parisien d’Orly, au lendemain de l’attaque contre des militaires qui avait conduit à la fermeture momentanée de ses deux terminaux, a indiqué à l’AFP un porte-parole d’Aéroports de Paris. «Le trafic est plutôt normal. Il y a quand même encore un petit peu de retard, un retard moyen de vingt minutes» dû «aux renforts aux contrôles», a déclaré ce porte-parole, ajoutant qu’»une résorption du trafic» était espérée d’ici midi. Une centaine de personnes qui n’avaient pas pu prendre leur vol samedi ont dormi à l’aéroport d’Orly, où des lits d’appoint ont été installés, selon cette source. Les compagnies aériennes ont aussi hébergé entre 100 et 200 personnes dans les hôtels de l’aéroport. Le trafic aérien a été fortement perturbé samedi dans le ciel parisien après l’attaque, à Orly-Sud, ayant visé une patrouille de militaires qui ont abattu l’assaillant. Cette attaque a entraîné la fermeture momentanément des deux terminaux d’Orly (Sud et Ouest). De nombreux avions ont été déroutés vers des aéroports voisins. Selon le gestionnaire des aéroports parisiens, 178 vols ont été annulés au total, sur les 476 prévus samedi au départ et à l’arrivée d’Orly. D’après la DGAC, 34 vols ont par ailleurs été déroutés. Parmi eux, 33 ont atterri à Roissy-Charles-de-Gaulle, et un à Beauvais. «En tout, 6000 passagers ont été concernés», a indiqué à l’AFP un porte-parole. Selon ADP, des cellules de crise ont été mises en place. «Ne vous rendez pas à l’aéroport de Paris-Orly sans avoir eu la confirmation préalable de votre vol.

Lors d’une nuit d’hôtel, les clients utilisent 150 à 300 l d’eau en moyenne, quand ils en consomment 30 à 50 chez eux pour une douche… Les comportements des clients des hôtels sont parfois différents de ceux pratiqués au foyer, notamment en termes d’impact environnemental. C’est pour les sensibiliser, mais aussi faire faire des économies aux hôteliers, qu’une expérimentation sur l’affichage environnemental dans les hôtels a été lancée. Expérimenté depuis 2011 sur plus de 150 établissements, à l’initiative du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, l’affichage environnemental des hôtels est arrivé à maturité et peut être déployé massivement. De A à E En 2012, l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) s’est intégrée au groupe de travail de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) représentée par Philippe Pain, hôtelier à Versailles. Depuis, le déploiement de l’affichage environnemental des hôtels a été officiellement lancé. Ils sont une quinzaine pour l’instant à y participer à travers la France. « Le principe est de mesurer l’empreinte environnementale d’une nuitée avec petit-déjeuner », résume Philippe Pain. Quatre critères sont ainsi étudiés pour attribuer une lettre, de A à E, à l’hôtel (A étant la meilleure) : l’impact sur le climat, la consommation d’eau, la consommation des ressources non renouvelables et l’utilisation de produits bio et écolabellisés. Pour son hôtel Le Royal, installé dans le quartier Saint-Louis, Philippe Pain a ainsi obtenu un B. « Je sais par exemple que je suis plutôt bon en termes de consommation d’eau mais qu’il faut que je fasse des efforts sur les produits bio », résume l’hôtelier. C’est grâce à un logiciel imaginé par Betterfly tourism que ces évaluations sont rendues possibles. Pour cela, les hôteliers doivent payer (650 € hors taxes pour un hôtel de moins de 25 chambres plus une somme par chambre) mais s’y retrouvent sur le long terme grâce aux économies réalisées. « L’hôtelier peut faire des économies, confirme Philippe Pain. Les résultats des premiers établissements engagés dans la démarche ont par exemple montré que des économies manifestes de 0,5 à 2 € par nuitée peuvent être réalisées. » Les gains environnementaux sont estimés à 30 % en moyenne (émissions de gaz à effet de serre, eau, déchets, etc.). Concrètement, cela passe par la mise en place de plusieurs initiatives. Dans son hôtel, Philippe Pain a par exemple passé tout l’éclairage en led. Dans les chambres, un panneau invite les clients à conserver leur serviette de toilette d’un jour sur l’autre, si cela est possible. « Il y a encore des choses à faire, poursuit le versaillais. Par exemple, pour le petit-déjeuner, nous avons des madeleines en sachet individuel. Il faudrait les remplacer par des sachets collectifs. » « Pour le client, c’est un mode de responsabilisation, conclut Philippe Pain. Et pour l’hôtelier, des pistes d’économie. » Ainsi qu’une image plus verte, de plus en plus recherchée par les clients. Les hôtels qui seraient intéressés peuvent toujours s’inscrire dans la démarche. En savoir plus sur le site spécialisé Les plus beaux hôtels du monde.

Baptisé «Blue Monday», le troisième lundi du mois de janvier serait le plus propice au cafard. Vraiment ? Spoiler : la réponse est non. Rangez vos antidépresseurs.Accrochez vos ceintures, aujourd’hui, «on va tous déprimer». Comme chaque année, le cafard va évidemment nécroser les esprits, et il faudra s’en remettre aux nombreux trucs et astuces disséminés çà et là dans la presse pour tenter de contrer cette inévitable mélancolie. Car le troisième lundi du mois de janvier, baptisé «Blue Monday», est, paraît-il, le «jour le plus déprimant de l’année». Ce serait même scientifiquement prouvé. Pis, le nombre de divorces et de suicides y atteindrait des sommets… Sus à la neurasthénie : ce jour le plus plombant n’est en réalité rien d’autre qu’une vaste opération marketing. C’est à un certain Dr Cliff Arnall, qui se présente comme «psychologue» affilié à l’université de Cardiff (pays de Galles) que l’on doit cette trouvaille. En 2005, l’homme pond même une formule mathématique en apparence complexe, reproduite ci-dessous, pour appuyer son propos. On y trouve pêle-mêle la météo, évidemment pourrie («W» pour «weather»); le compte en banque, évidemment généreusement siphonné après les fêtes («D» pour «debt») ; ou encore la motivation («M»), forcément en berne en début de semaine… Le concept trouve son public : qui n’a pas eu les boules en décrochant celles du sapin ? En consultant la météo ou son compte en banque à cette époque de l’année ? En rampant jusqu’au bureau après un week-end de fondues savoyardes ? Petit à petit, le «Blue Monday» fait ainsi son nid dans le calendrier. Jusqu’à ce qu’il s’avère que la fameuse étude du Dr Cliff Arnall lui a été commandée par une agence de communication, pour le compte du voyagiste Sky Travel. «On m’avait demandé de réfléchir au meilleur moment pour réserver des vacances», raconte-t-il en 2010 au Telegraph. Dans cet entretien, Cliff Arnall appelle même à ne plus tenir compte de ce jour le plus déprimant de l’année, estimant qu’il agit comme une «prophétie auto-réalisatrice». A ceux qui critiquent l’objectivité scientifique douteuse de travaux financés par une agence de communication, l’autoproclamé spécialiste du bonheur rétorque n’avoir gagné en cinq ans que 1 650 livres sterling (environ 1 950 euros actuels) grâce à ses trouvailles. Car non content d’avoir trouvé la formule de la déprime, Cliff Arnall a aussi mis le doigt sur son pendant optimiste en 2005 : le jour le plus heureux de l’année tomberait ainsi aux alentours du 20 juin. C’est à cet instant de l’année, à l’en croire, que se conjugueraient à ravir une température agréable, des contacts privilégiés avec la nature, la proximité des vacances estivales, de jolis souvenirs d’enfance… Et pourquoi pas la paix dans le monde ? Rebelote : cette si belle découverte est cette fois sponsorisée par une marque de glaces… Ce qui rend, d’un coup, certaines des métaphores chéries du psychologue très parlantes. A l’image de celle-ci, en 2005, au Guardian : «Le bonheur est associé à beaucoup de choses de la vie et peut être provoqué par divers événements : une journée ensoleillée, un souvenir d’enfance, ou quelque chose d’aussi simple que savourer une délicieuse glace.» Résultat : Cliff Arnall, qui se présente désormais comme «psychologue, coach de vie et consultant en bonheur», s’attire les foudres de certains membres de la communauté scientifique outre-Manche. En 2012, Dean Burnett, docteur en neurosciences à l’université de Cardiff fustige dans une tribune au Guardian des «assertions idiotes», appuyées par des «équations absurdes». Et de poursuivre : «La véritable dépression, au sens clinique du terme, est une affection bien plus complexe, qui provient de plusieurs facteurs, à la fois chroniques et ponctuels, internes et externes. Il est extrêmement improbable, pour ne pas dire impossible, qu’il existe une série de facteurs externes fiables, qui entraîne des dépressions chez une population entière à la même période chaque année.» Autre point gênant selon Burnett : le curriculum vitae de son «confrère», qui ne fut que responsable de quelques cours du soir, à mi-temps, à l’université de Cardiff.

Simulateur de vote 2017 : pourquoi il est aussi absurde de croire que toutes les surprises sont désormais possibles que d’avoir considéré que les jeux étaient faitsCe processus électoral permettra d’affuter les hypothèses de transferts et de voir quels pourraient être les résultats. Cet outil est plus prédictif qu’un sondage, si l’internaute porte un réel intérêt et ait une bonne connaissance de la vie politique. Vous présentez officiellement ce mercredi un simulateur de reports de voix pour la présidentielle de 2017. En quoi consiste précisément cette application dénommée « Qui en 2017? » ? C’est un simulateur conçu par la Fondapol qui permet à l’internaute d’attribuer un score à la liste des candidats au 1er tour de la présidentielle, soit qu’il imagine, soit issu d’un sondage. En faisant cela, il obtient alors la présence des deux candidats présents au deuxième tour. Ensuite, il va falloir que l’internaute imagine comment vont se comporter les électeurs des candidats disparus à l’issue du premier tour. Par exemple, si Nathalie Arthaud fait 0,5% au premier tour et qu’elle disparaît de ce fait du second tour, il s’agira de formuler des hypothèses quant au report des voix des électeurs ayant voté pour elle au premier tour, entre Marine Le Pen ou François Fillon par exemple, sans oublier de prendre en compte, parmi ces hypothèses, les votes blancs et nuls. Ces hypothèses sont faites en fonction des connaissances que chacun a de la vie politique. Quand on a fait ces reports de voix pour tous les candidats, y compris pour les deux candidats finalistes, on appuie sur une touche dédiée, et on obtient alors le résultat pour le second tour. Ces résultats de simulation pourront être ensuite partagés via les réseaux sociaux ou par email. On peut, bien évidemment, faire des hypothèses fantaisistes : si l’on veut faire élire au premier tour Philippe Poutou, c’est possible ; c’est amusant mais pas très sérieux. Là où ça devient intéressant, c’est de discuter de ces reports de voix : par exemple, si François Bayrou est candidat et qu’il fait 9% au premier tour, en met-on 20% au second tour sur Fillon, ou bien plus ? Ceci dépendra, bien sûr, du déroulement de la campagne, des débats qui auront lieu entre candidats, etc. Ce processus électoral permettra ainsi d’affuter les hypothèses de transferts et de voir quels pourraient être les résultats. Cet outil est plus prédictif qu’un sondage, à condition que l’internaute porte un réel intérêt et ait une bonne connaissance de la vie politique. Vous aviez déjà lancé un tel simulateur en 2012 à l’occasion de la présidentielle et des législatives. Qu’avez-vous retenu de cette première expérience de simulateur, essentiellement en termes d’efficacité de cet outil ? Y-a-t-il des évolutions notables entre ce premier simulateur et celui que vous lancez pour la présidentielle de 2017 ? Pour faire une comparaison terme à terme, nous avons eu, en 2012, 1 million de simulations réalisées, ce qui a été pour nous le signe d’une appropriation très large de l’outil. Cela répond à un désir que chacun remplit comme il le souhaite ; il n’y a là aucun discours pré-imposé. Grâce à ce simulateur, les personnes peuvent produire elles-mêmes de l’hypothèse, ce qu’elles demandent. Parce que la configuration électorale est un peu différente, nous avons effectivement procédé à quelques modifications de l’outil. La première de ces modifications, c’est que nous avons ajouté un onglet qui permet d’avoir l’historique du candidat aux présidentielles précédentes dans la même famille politique, ou approchante : ainsi, pour chaque candidat depuis 1965, nous aurons les résultats aux présidentielles de sa famille politique. Cela peut aider à la prise de décision quant aux reports que l’on souhaite réaliser. Si l’on reprend l’exemple de Nathalie Arthaud, nous avons indiqué les résultats qu’elle a obtenus en 2012, et nous lui avons associé également les résultats d’Arlette Laguiller depuis 1974. Dans le cas d’Emmanuel Macron, cette partie historique est un peu plus compliqué : nous lui avons donc associé, pour ce nouvel onglet, les candidats modérés hors grands partis comme Marcel Barbu ou Pierre Marcilhacy, qui ont chacun fait des petits scores ; cela ne veut toutefois pas nécessairement dire qu’Emmanuel Macron va faire un score faible lui aussi, mais cela permet de rappeler les résultats précédents associés à de telles candidatures. La deuxième nouveauté, c’est la prise en compte du vote blanc. Enfin, pour le candidat PS, nous avons un menu déroulant indiquant les candidats à la primaire, ce qui permet à l’internaute de faire l’hypothèse des différents candidats à ce scrutin jusqu’au 29 janvier. Suivant le candidat choisi, vous pouvez lui affecter un pourcentage de voix. Cette modification montre le souci que nous avons eu d’adapter ce simulateur aux caractéristiques de cette élection.

Durant deux mois, «Libération» explore en data les premières tendances du questionnaire sur la vie professionnelle initié par la CFDT, «Parlons travail». Aujourd’hui, c’est quoi être indépendant. Ils sont plusieurs candidats à l’Elysée à nous vendre l’indépendance comme un rêve à réaliser, la promesse d’une vie libre, sans chef, d’une place active dans la société, la fierté de construire son propre chemin. D’un côté, il y a cette promesse et de l’autre, la réalité que le questionnaire en ligne «Parlons travail», initié par la CFDT et soutenu par Libération, a voulu sonder. Difficile pour le moment d’en tirer une photographie précise, car sur les plus de 160 000 personnes qui ont participé à cette expérience, il n’y en a pas encore assez qui sont effectivement indépendants. Mais on peut en tirer quelques enseignements intéressants qui vont parfois à l’encontre des idées reçues. Pour la plupart des personnes interrogées, être indépendant n’est pas une question d’argent forcément. Ce qui compte c’est la liberté de pouvoir choisir ses projets et son emploi du temps. Mais moins de la moitié d’entre eux se sent complètement indépendant. Si près des deux tiers des indépendants ne semblent pas croûler sous le poids des obligations administratives liées à leur statut, ils sont près des trois quarts à affirmer qu’ils ne comptent pas leur heures de travail. On sent dans les réponses une variété dans les clients, mais les personnes interrogées travaillent beaucoup avec des particuliers, laissant penser qu’il s’agit surtout de métiers de services plus que de start-up innovantes. A creuser. Le bilan des répondants reste à l’arrivée positif puisque, c’est un chiffre à retenir, une grande majroité d’entre eux trouvent que leur démarche valait la peine.