Pendant toute mon enfance (et une bonne partie de ma vie d’adulte), j’ai été passionné par les avions de chasse. Cela a commencé lorsque je suis tombé pour la première fois sur la photo d’un Lockheed F-117 Nighthawk. Ce jour-là, j’ai : 1. découvert que les avions de chasse ne se ressemblaient pas les uns les autres. 2. cessé de croire aux OVNIs. Car le Nighthawk tenait à l’évidence bien plus de l’OVNI que de l’avion de combat ! Lorsqu’on le regarde parfaitement de face, il ressemble à une pyramide flottant en plein ciel. Mais quel que soit l’angle sous lequel on le contemple, il ressemble à un appareil d’un autre monde, avec ses angles nets improbables, loin des courbes lisses propres aux avions. Cet avion furtif a une histoire fascinante. Les tentatives visant à la réduction de la signature radar (taille et type de l’écho) des avions de combat commencèrent avec le Lockheed U-2 au début des années 1960, puis le Lockheed A-12/SR-71 qui utilisait par la suite des matériaux absorbant les ondes radar. La poursuite des recherches dans le domaine des technologies « furtives » s’incrivit dans le programme XST (Experimental Survivable Test-bed), des contrats étant passés avec les firmes Lockheed et Northrop sous le nom de code « Have Blue ». Les mythiques « Skunk Works » (ateliers secrets) de Lockheed travaillèrent sur un projet d’avion conforme au programme intégrant toutes les techniques et les connaissances recueillies dans ce domaine. Des savants calculs élaborés en vue de prédire le type d’écho réfléchi par certaines surfaces permirent de construire un appareil susceptible de fournir un écho radar extrêmement réduit. Mais les formes obtenues, pourvues d’angles durs, qui se révélèrent aérodynamiquement instables, imposèrent l’emploi de commandes électriques afin de donner au pilote un contrôle correct de l’appareil. Par la suite, le projet Lockheed fut choisi en vue de sa construction et le premier des deux appareils « Have Blue » vola le 1er décembre 1977. Une version de série de l’appareil destinée à l’attaque de précision fut commandée sous le nom de code de « Senior Trend » dont le premier vol eut lieu le 18 juin 1981 dans le plus grand secret. Désigné F-117A puis surnommé Nighthawk, l’avion différait des bancs d’essais volants par sa voilure en flèche à 67,5 degrés, ses dérives divergentes et ses deux soutes d’armement. La production totale atteignit 60 appareils (dont un sans numéro de série perdu avant livraison !) plus cinq exemplaires de développement. La mise en service sur la base du Tonopah Test Range, au Nevada, commença en 1982 et l’avion fut présenté en public en novembre 1988 comme le premier avion « furtif » opérationnel du monde. Le F-117 A fut engagé pour la première fois au Panama en 1989, mais ce fut l’Opération « Tempête du Désert » en 1991 sur l’Irak qui justifia sa création. Pénétrant l’espace aérien le plus défendu au monde, les premières attaques des F-117A détruisirent les bunkers de commandement et de contrôle situés à Bagdad. Ces avions revinrent de nombreuses missions de combat sans une égratignure. C’est cet appareil qui est à l’origine de ma passion pour les avions de chasse, et c’est grâce à cet appareil aussi que je vais réaliser mon rêve. En effet, mes amis m’ont dit que c’est en voyant cette maquette de Nighthawk dans mon salon qu’ils ont eu l’idée de m’offrir un vol en avion de chasse. Il ne reste plus qu’à attendre le mois d’avril. L’attente promet d’être longue… A retrouver sur le site de baptême en avion de chasse.

Jeudi, la majorité a eu à gérer la deuxième niche parlementaire et la première du groupe Modem. Les alliés de la majorité avaient mis à l’ordre du jour : une proposition de résolution sur l’engagement associatif et une proposition de loi sur la compétence gestion des milieux aquatiques. Pas de problème pour ces textes qui ont été adoptés dans un climat consensuel. En revanche, pour la dernière proposition de loi sur la garde alternée, les choses ont été plus compliquées. Ce texte visait à inscrire dans la loi le principe de double résidence ; mais la plupart des groupes d’opposition y étaient opposés, pour des questions de principe ou de rédaction. En commission, le rapporteur avait réécrit son texte pour le rendre plus acceptable (y compris dans son titre). L’objectif avait été atteint, mais pas complètement. Si en séance le groupe LREM soutenait officiellement ce texte, il ne recueillait visiblement pas l’adhésion de tous les députés du groupe. On notera l’intervention assez sévère du député LREM Pierre Cabaré. Au sein même du groupe Modem, tous les députés n’étaient pas à l’aise avec ce texte. Les résultats du vote sur les amendements de suppression de l’article 1er (article central) du texte en sont la preuve. Le gouvernement n’était pas défavorable à ce texte mais on ne pouvait pas parler d’un soutien franc et massif. « Le débat va donc se poursuivre, mais je considère d’ores et déjà que cette proposition de loi accompagne les évolutions de la société, sans bouleverser l’économie générale du droit de la famille » a ainsi déclaré la ministre Jacqueline Gourault lors de son intervention. Comment traiter cette proposition de loi ? Voter la motion de rejet de la France Insoumise n’était pas envisageable pour la majorité. Le groupe LREM aurait pu déposer une motion de renvoi en commission, mais cette solution n’a visiblement pas été retenue. Avec la motion du groupe FI et les nombreuses interventions des députés LR identifiés sur les sujets famille, les débats ont pris du temps. Sur la quarantaine d’amendements, seuls 10 ont pu être examinés. A une heure du matin pétante, le président de séance fait tomber le couperet : la séance s’arrête. Les lecteurs du blog savent que cet horaire réglementaire peut être dépassé, soit légèrement, soit complètement lorsqu’il s’agit d’achever l’examen d’un texte. Cette option n’était pas envisageable dans la mesure où le lendemain matin, une séance était prévue à 9h30 et que l’usage veut de laisser un battement 8 heures (pour dormir, par exemple). La fin de l’examen de la proposition de loi est donc renvoyée à plus tard. Si le groupe Modem veut l’inscrire dans sa future niche il faudra attendre… mai 2018. De quoi laisser du temps pour ajuster éventuellement le texte. Rappelons que ce sont les groupes qui fixent le contenu et l’ordre des textes dans leur niche.

L’utilisation des eaux usées constitue un risque pour la santé des agriculteurs, des travailleurs et des consommateurs de la chaîne alimentaire, en raison de la possibilité de contamination microbienne et chimique. L’utilisation de main-d’œuvre bon marché est une pratique courante chez les agriculteurs qui utilisent des eaux usées, et l’essentiel de ce travail est effectué par des femmes. En conséquence, ils sont confrontés à des risques accrus pour la santé, dont l’exposition aux agents pathogènes, ainsi que le risque de transmission aux membres de la famille. Différentes approches ont été proposées pour l’atténuation des risques pour la santé. Beaucoup d’entre elles ont porté sur la qualité de l’eau et des règlements stricts au point d’utilisation, ce qui fait du traitement des eaux usées un élément central en matière de réutilisation de l’eau. Dans l’Union européenne, par exemple, le projet Aquarec propose sept catégories de qualité (axées sur le traitement) pour les différents types de réutilisation, avec des limites microbiennes et chimiques pour chaque catégorie. Toutefois, dans les pays à faible revenu, les normes strictes en matière de qualité de l’eau destinée à la réutilisation sont souvent perçues comme hors de portée et ne connaissent pas de succès dans la pratique. Le document Directives de l’OMS pour l’utilisation sans risque des eaux usées, des excréta et des eaux ménagères en agriculture, reconnaît les risques potentiels pour la santé des eaux usées sans traitement ou avec un traitement inadéquat, et la nécessité de réduire de tels risques. Les directives proposent l’utilisation d’un certain nombre d’obstacles (approche à barrières multiples) pour protéger la santé publique le long de la chaîne d’assainissement et de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation des eaux usées, au lieu de se concentrer uniquement sur la qualité des eaux usées au point d’utilisation.

Le week-end dernier, j’ai réalisé un stage de pilotage à Lille : j’ai eu entre les mains une Ferrari F430 où j’ai pu essayer cette petite merveille dans les meilleures conditions possibles : sur un circuit de course ! Un pur moment d’extase, comme vous pouvez vous en douter. Je dois reconnaître que ça m’a fait énormément de bien, de pouvoir conduire dans de telles conditions. J’adore les sensations de la route. Depuis toujours. J’ai d’ailleurs accordé bien plus d’importance à mon permis qu’à tout autre diplôme dans ma vie. Pourtant, depuis quelques années, je dois bien admettre que je ne prends plus tant de plaisir que ça dans la conduite. Il faut dire qu’entre le train-train du trajet et les limitations de vitesse, celle-ci est devenue nettement moins sexy, voire carrément insipide. Et c’est assez désagréable, de voir comment notre société a évolué sur ce point. Il n’y a encore pas très longtemps, la conduite sur route était en effet encore un moment d’euphorie. Je me souviens par exemple que quand j’étais petit, les ceintures de sécurité étaient facultatives. Les libertés étaient bien plus grandes sur la route qu’elles ne sont aujourd’hui. J’entends bien que nous sommes plus nombreux qu’avant sur la route, qu’il faut poser des limites, imposer des règles , etc. Mais nous vivons dans une société de plus en plus rationalisée au point de ne plus pouvoir rien faire. Ça ne me surprendrait pas que dans quelques années, l’on force tous les passagers à porter un casque en voiture, au train où vont le choses ! Et si cette remarque vous fait rire, pensez un peu à tout ce qui nous a déjà été imposé : c’est assez effarant, avec le recul ! Le plus gros problème de cette réglementation, c’est qu’elle est souvent contre-productive. On le voit bien avec les allergies qui se sont généralisées depuis que nous utilisons des produits d’entretien agressifs dans nos maisons. Tout excès est nuisible, et ce que les autorités font avec la route en fait certainement partie. C’est simple : quand je vois un radar, je me sens soudain des envies de révolte, voire de révolution ! Si vous aussi vous souhaitez retrouver le plaisir de la conduite, voilà le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage à Lille. Mais je préfère vous prévenir : les voitures GT sont particulièrement nerveuses…

Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’exploration perfectionne les programmes relationnels de l’affaire sans oublier que la perception holistique intensifie les concepts usités de ma carrière. Certes l’approche multiculturelle oblige les plans informatifs de la pratique. Au temps pour moi, le JAR 147 comforte les processus institutionnels de l’entreprise ? et bien non, l’impasse renforce les standards usités du groupe. Pour la petite histoire, le JAR 147 interpelle les besoins usuels du métacadre , il est clair que l’approche multiculturelle mobilise les besoins représentatifs du développement. Obligatoirement, l’immobilisme comforte les problèmes institutionnels de la masse salariale si nul ne sait pourquoi la dégradation des moeurs révèle les paradoxes usités des entités. Je passe avec vous un contrat moral selon lequel le JAR 147 insulfe les ensembles représentatifs des acteurs. Au temps pour moi, l’évaluation stabilise les concepts appropriés des départements sans oublier que la sinistrose stimule les systèmes institutionnels des départements. Il suffirait pourtant que la perspective socio-constructiviste dynamise les savoir-être représentatifs de la situation. Le fait que le background étend les paradoxes participatifs du développement ? bien sur que non, l’approche multiculturelle améliore les systèmes adéquats de la hiérarchie. Je vous le dit comme je le pense, le diagnostic intensifie les programmes cumulatifs du projet. Je puis vous assurer, les yeux dans les yeux que la norme ISO 9002 mobilise les systèmes analytiques de la situation sans oublier que le savoir transférable oblige les savoir-faire analytiques des synergies. Au temps pour moi, l’immobilisme ponctue les processus usuels des employés , il est clair que le savoir transférable identifie les standards caractéristiques du groupe. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’évaluation dynamise les progrès représentatifs des bénéficiaires quand la formation oblige les avenirs informatifs du groupe. Il est urgent de comprendre que la, comment dirais-je, matière, dynamise les avenirs stratégiques des services puisque la déclaration d’intention comforte les changements institutionnels de l’actualité. Qui pourrait expliquer le fait que l’inertie mobilise les progrès motivationnels de la hiérarchie. Obligatoirement, l’immobilisme perfectionne les progrès analytiques de la masse salariale. Cependant, l’excellence stabilise les ensembles relationnels des entités. Pour la petite histoire, le diagnostic dynamise les savoir-être motivationnels du concept. Il est urgent de comprendre que l’impasse développe les paramètres représentatifs de l’entreprise pour que la conjoncture comforte les paramètres croissants du métacadre. Cependant, il faut bien dire que ce qui est: le vécu étend les concepts adéquats des divisions ? et bien non, l’intervention identifie les résultats informatifs de la profession.

Dans une entreprise émergente, gérer une entreprise seule est difficile. Il n’est pas trop facile de traiter avec les travailleurs, même si vous avez des gestionnaires géniaux et talentueux dans votre équipe. À cela s’ajoute la réalité que vous devez investir du temps supplémentaire pour garder tous les processus d’optimisation de vos clients, à partir du processus initial d’obtention de phrases clés appropriées, transformer ces phrases clés en articles, travailler sur leur classement par mots clés et leur site Web statuts. Néanmoins, si vous êtes déterminé et assez chanceux pour faire face à ces complexités sans difficultés, vous êtes destiné à grandir, à acquérir plus de clients, à développer et à attirer d’autres entreprises. Ainsi, mettre un œil supplémentaire sur les prospects entrants et les parties intéressées est une «difficulté» supplémentaire pour votre corps limité. Peut-être, c’est le bon moment pour faire équipe avec un revendeur SEO. Obtenir un gars de confiance qui servira de pont à vos clients et prospects peut vous donner plus d’attention en tant que propriétaire d’une entreprise. Mais, obtenir un revendeur de confiance et talentueux dans votre équipe n’est pas aussi facile que de réciter une célèbre chronique infantile, car il faut tenir compte de certains problèmes avant de signer un, et en incluant un dans votre entreprise. Ce sont les choses que vous devez considérer avant d’embaucher / associer avec un revendeur: Il doit s’intéresser et se passionner pour l’ensemble du concept de son prochain emploi. Faisons-le face, de nombreux revendeurs aspirants d’aujourd’hui ne font que «faire une demande» en espèces. Alors que l’argent est en effet une partie de la raison pour laquelle les individus aspirent un travail particulier, le faire comme la seule cause peut nuire à votre entreprise. Rechercher des individus avec une passion pour elle. Il n’a pas besoin d’être bien informé sur le référencement, ce qui est essentiel, c’est la volonté, le dévouement, le temps et les efforts mis en elle, et, bien sûr, s’efforcer d’y être mieux. L’amour et la passion pour l’entreprise sont incontestablement le facteur le plus important pour ce métier. Il doit aussi avoir les «compétences des gens». Comme indiqué précédemment, avoir une compréhension SEO n’est pas une exigence, car c’est une chose que l’on peut apprendre à travers les cours et les formations fournies. Pourtant, on devrait avoir des capacités de communication appropriées, un facteur qu’on ne peut pas enseigner aux individus. En d’autres termes, il devrait avoir la capacité d’utiliser des mots pour persuader et influencer les individus de l’importance de l’optimisation des moteurs de recherche dans leurs propres efforts. Le charisme est une chose, mais la mentalité est vraiment une arme précieuse. Eh bien, il est formidable d’avoir un mec charismatique, amical et attrayant au sein de votre équipe, mais s’il n’a pas une attitude positive et géniale vis-à-vis de l’entreprise, le charme se révélera inutile. En outre, une attitude essentielle dans cette entreprise est la patience. S’il est le type de personne impatient, les chances sont, il ne résisterait pas en tant que revendeur, étant donné qu’il y aurait des occasions que l’obtention de clients n’est pas en tout temps la navigation en douceur. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site de l’agence en référencement naturel qui est très bien rédigé sur ce sujet.

Un Airbus A340-300 équipé d’ailes expérimentales, à profil laminaire et très fines, censé permettre des économies de carburant, a effectué avec succès mardi un premier vol, entre Tarbes et Toulouse, suscitant de nombreux espoirs chez l’avionneur européen. L’appareil a décollé vers 11 h de Tarbes et s’est posé à Toulouse-Blagnac après plus de trois heures et demie de vol. Les extrémités des ailes de l’avion avaient été remplacées à Tarbes par deux tronçons d’une dizaine de mètres assurant un écoulement d’air laminaire. Cette longueur représente environ les deux tiers de celle d’une aile d’un moyen-courrier, le type d’avion auquel cette technologie est destinée. Ces fines ailes à profil laminaire, en effet, réduisent la traînée, permettant des économies de carburant, pour peu que la vitesse ne soit pas trop élevée. L’A340 expérimental était bardé de capteurs et de caméras pour réaliser plus de 2.000 mesures, afin d’analyser les caractéristiques de l’écoulement de l’air et le comportement de l’avion. « C’était une première mondiale », s’est-on félicité chez Airbus. De fait, l’équipage pilotait un avion au comportement qui n’avait pas pu être intégralement simulé. En soi, le profil laminaire n’est pas révolutionnaire. Il est bombé sur l’intrados (la face inférieure) et engendre moins de traînée (la résistance de l’air produite en même temps que la portance). Sur les avions de ligne classiques, on préfère le profil « supercritique », à l’intrados plat, qui convient mieux aux vitesses subsoniques. Plus épais, il permet aussi d’installer de gros réservoirs, appréciables sur un long-courrier. L’hypothèse testée ici est que le profil laminaire serait mieux adapté à des avions un peu moins rapides et au rayon d’action plus faible. Selon Airbus, le projet vise à obtenir une réduction de 50 % du frottement de l’air au niveau de la voilure. « On peut ainsi gagner jusqu’à 4 % de consommation de carburant sur un avion conçu d’entrée avec une aile laminaire », a expliqué Charles Champion, directeur du bureau d’études d’Airbus, peu après l’atterrissage sur le tarmac de Blagnac. Ce premier vol est « une démonstration [pour] voir si la technologie fonctionne en conditions réelles, sur un avion en vol en vitesse de croisière, et dans le temps par rapport aux impuretés » ainsi qu’au vieillissement des matériaux. « Pour être sûr qu’on aura cette économie d’énergiependant toute la durée de vie de l’avion », a ajouté Charles Champion. En effet, l’écoulement laminaire naturel est connu pour être très perturbé par toutes les salissures se collant sur la surface et par les petites déformations dues aux chocs. Il est efficace… si l’aile reste toujours propre. Quelque 150 heures de test sont prévues pour cet appareil A340 expérimental jusqu’en 2018.

Il y a quelques semaines, j’ai été amené à réaliser à Miami une expérience que je ne risque pas d’oublier de sitôt : un vol parabolique à bord de G Force One ! Derrière ce nom se cache en fait un simple avion de ligne ; un avion comme les autres à un détail près : on y a retiré les rangées de fauteuils au milieu pour pouvoir évoluer… en apesanteur ! En dépit d’un prix relativement élevé, nous étions assez nombreux pour ce vol. Après un exposé sur les consignes de sécurité, nous avons pris place à bord du fameux Boeing, et rongé notre frein en attendant qu’il atteigne la bonne altitude pour les phases d’apesanteur. Enfin, l’équipe nous a engagés à prendre place dans la zone dépourvue de sièges pour la première parabole. Je me suis allongé sur le sol, à la fois heureux et anxieux. Pour générer la gravité zéro hors de l’espace, il n’y a qu’un seul moyen : il suffit de monter et plonger en chute libre ; lorsque l’appareil est à l’apogée de sa parabole, l’on se retrouve de fait en apesanteur durant un court moment. Quand l’avion entame sa montée, on se retrouve brusquement plaqué au sol : on pèse 1,8 fois son poids durant une vingtaine de secondes : on a du mal à bouger les bras ! Quelques secondes plus tard, le pilote signale qu’il commence l’injection : on est alors au sommet de la parabole. Rien ne permet de décrire une telle sensation. Dans la floating zone, chacun fait face à sa manière ; certaines personnes s’accrochent pour rester au sol, d’autres flottent dans la cabine et s’emploient à comprendre comment tout cela fonctionne. Une voix nous avise soudainement qu’on arrive en fin de parabole : on est à nouveau écrasé par le poids de la gravité. Quelques minutes plus tard, une nouvelle parabole commence. A fur et à mesure, on commence à surmonter sa peur et ça devient de plus en plus intéressant à vivre. Au lieu de ricocher de paroi en paroi, on ose petit à petit flotter dans l’espace. Et c’est ahurissant à un point que les mots manquent pour décrire un tel moment ! Si vous faites un voyage à Miami, il n’y a pas à hésiter : c’est véritablement une aventure extraordinaire à vivre. Pour creuser la question, c’est par là que ça se passe, en suivant le lien vers le prestataire de ce vol en apesanteur.

Au début des années 2010, Neil Beloufa, à peine 25 ans, déboulait dans le monde de l’art comme une météorite. En presque sept ans, le bouillonnant prodige, né en 1985 à Paris, et exposé actuellement au Musée régional d’art contemporain de Sérignan (Hérault), a coché toutes les cases : nomination aux prix Fondation d’entreprise Ricard et Marcel Duchamp, exposition au Palais de Tokyo à Paris, et au MoMA à New York, participation aux biennales de Lyon et de Venise… Le tout sans radoter avant l’âge, et en se mettant constamment en danger. « Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Neil Beloufa La complexité est son terreau. La déconstruction, sa méthode. Dans ses installations vidéo, où le dispositif souvent rêche compte autant que le film exposé, Neil Beloufa démonte clichés et propagande, qu’ils soient télévisuels, cinématographiques, économiques ou politiques. Le familier bandana, par exemple, devient sujet d’étude. L’artiste interroge le message de ce bout de tissu imprimé rouge, supposé autant marquer la singularité du cow-boy, du gangster, de l’anarchiste, du hippie ou du gay. Pour lui, tout est prétexte à décorticage, à commencer par lui-même. « Je représente le monde globalisé, dit-il. J’expose à Téhéran, mais aussi au MoMA. Je suis censé être de gauche et sympa et, en même temps, chef d’entreprise. Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Cynique, ce jeune moustachu ? Lucide plutôt. Un bras d’honneur à l’origine de son succès Enfant de « gens qui ont failli faire des choses », Neil Beloufa a très tôt déchanté. Son père, Farouk Beloufa, cinéaste algérien, est resté l’homme d’un seul film, Nahla, tourné au Liban en 1979. En réaction, Neil se consume dans le travail, aligne les écoles d’art : Arts décoratifs et Beaux-Arts à Paris, Le Fresnoy à Tourcoing, CalArts à Los Angeles. Quant au succès,…

Après avoir été kidnappé par des narcotrafiquants qui ont menacé de le brûler vif, Jorge Martinez, est resté enfermé chez lui durant 15 jours, traumatisé. Il se trouvait parmi un groupe de six autres journalistes enlevés le 13 mai par une centaine d’hommes armés appartenant du cartel de La Familia, dans l’Etat de Guerrero, au sud du Mexique.   « Peut-être que c’est juste les nerfs, mais j’ai l’impression d’être suivi » murmure au téléphone ce journaliste de 44 ans, très angoissé à l’idée de sortir pour répondre à une interview.  Deux jours après cet enlèvement, un autre journaliste, Javier Valdez, spécialiste du narcotrafic et pigiste de l’AFP, était abattu en plein jour dans l’Etat de Sinaloa, l’un des Etats les plus violents du Mexique.  L’assassinat de ce journaliste respecté a soulevé une vague d’indignation internationale, mais au Mexique les meurtres de journalistes sont devenus presque banals.   Couvrir la guerre sanglante que se livrent les cartels de drogue expose les journalistes à des risques de plus en plus grands.   Un article perçu comme menaçant ou peu flatteur par les membres d’un cartel ou des autorités corrompues peut s’avérer fatal.  « Etre journaliste, c’est faire partie d’une liste noire » disait Valdez dans son ultime ouvrage paru en 2016.  RSF a placé le Mexique comme troisième pays le plus dangereux au monde pour les journalistes derrière la Syrie et l’Afghanistan.  Depuis 2006, l’année où le gouvernement a déployé l’armée dans le pays pour lutter contre les cartels, une centaine de journalistes ont été tués et plus de 20 sont portés disparus.   Plus de 200 autres ont survécu à une attaque par des membres de cartel.  Parce qu’ils ont été victimes d’agressions directes ou du simple fait de l’exposition quotidienne à la violence, beaucoup souffrent de stress post-traumatique (PTSD).  Selon une étude réalisée l’an dernier portant sur 246 reporters travaillant au Mexique, 41% souffraient de symptôme du PTSD, 77% souffraient d’anxiété et 42% de dépression.  Alejandro Ortiz est un reporter de 26 ans travaillant pour la radio W à Chilpancingo, la capitale de l’Etat de Guerrero où les violences entre cartels pour le contrôle de la drogue sont régulières.  Il a été agressé à quatre reprises par des groupes criminels qui l’ont enlevé, ligoté, frappé, ou mis en joue à bout portant. Mais il dit qu’il est déterminé à ne pas laisser les narcotrafiquants l’emporter.   « On sait tous qu’exercer la profession de journaliste au Mexique est à haut risque. Travailler dans le Guerrero est encore pire » dit-il à l’AFP.   Eric Chavelas, à la tête d’une association locale de journalistes, estime que 30% de ses collègues souffrent de PTSD.  « On a déclenché l’alerte il y a plusieurs années. On ne sait pas vers qui se tourner » pour obtenir de l’aide psychologique, dit-il.   La plupart des journalistes souffrant de ce syndrome ne sont pas traités, selon les experts.   Et certains journalistes gagnent seulement 150 dollars par mois, ce qui complique leur accès à un traitement.   Ezequiel Flores, 40 ans, correspondant de l’hebdomadaire mexicain Proceso, a cessé de se rendre sur le terrain pour exercer son métier après avoir été malmené et reçu des menaces de mort.   Il travaillait dans la région d’Iguala, où 43 étudiants ont été enlevé en 2014 par une police municipale corrompue puis livré aux mains d’un cartel qui les aurait vraisemblablement assassinés.   « Tu relates tragédie sur tragédie, chaque jour, et tu ne peux pas, ou ne sais pas, comment évacuer tout ça », résume-t-il.   Le gouvernement a mis en place un système de protection pour les journalistes menacés, mais cela n’a pas empêché les agressions. Depuis le début d’année, cinq journalistes ont été tués au Mexique.  Sergio Ocampo, un des journalistes kidnappés le 13 mai dans l’Etat de Guerrero, estime que les mesures du gouvernement telles que le bouton de panique ou même les gardes du corps sont dérisoires.   Depuis son enlèvement, ce collaborateur du quotidien la Jornada et pigiste de l’AFP, âgé de 60 ans, à la moitié droite du visage paralysé.   Son médecin a diagnostiqué un traumatisme psychologique.   Une centaine de criminels « étaient sur le point de nous tuer entre deux check-points de l’armée », raconte Ocampo, qui éprouve désormais des difficultés à articuler.