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De 1363 à 1667, Kiev fait partie de l’Union de Pologne-Lituanie, qui devient, par l’Union de Lublin en 1569, la République des Deux Nations. À la fin du XVe siècle, Kiev adopte le droit de Magdebourg. Après l’union de Brest (1596), Kiev devient l’un des lieux majeurs de l’affrontement entre uniates et orthodoxes. Suite à la révolte des Cosaques de 1648, le hetman Bogdan Khmelnitski fait une entrée triomphante dans Kiev. Il cherche à établir un État ukrainien indépendant, l’Hetmanat cosaque. Cependant, la guerre avec la puissante armée polonaise devient très difficile, et Khmelnitski se tourne vers une alliance avec le tsar de Moscovie. Par le traité d’Androusovo de 1667, Kiev fait partie des territoires ukrainiens placés sous le protectorat de Moscou. Ces territoires seront incorporés par la suite dans l’Empire russe. L’Hetmanat cosaque disparaît officiellement sous le règne de la tsarine Catherine II. Au XIXe siècle, Kiev prit un certain essor grâce au développement du chemin de fer.

D’après SNCF Réseau, les charges de gestion de l’infrastructure associées à l’ensemble des « petites lignes » (catégories UIC 7 à 9 AV et SV) sont d’environ 600 M€ par an. On peut ajouter à ce montant environ 150 M€ de dépenses annuelles de régénération financées par les régions et l’Etat dans le cadre des CPER, soit un total de 750 M€ par an. Les péages perçus par SNCF Réseau pour ces lignes sont de 90 M€ annuels, hors redevance d’accès. Le maintien à long terme de ces lignes nécessiterait de tripler l’effort de renouvellement, pour atteindre environ 500 M€ annuels. A niveau d’effort constant, selon SNCF Réseau, 4 000 km de lignes sur 9 000 pourraient être fermés aux voyageurs d’ici 2026, en raison de leur obsolescence. Il convient d’y ajouter les coûts d’exploitation des trains. Les lignes de catégorie 7 à 9 supportent 25% de l’offre TER, soit 1 milliard d’euros de dépenses annuelles, hors investissements de matériel roulant.50 Les dépenses publiques consacrées aux petites lignes s’élèvent donc à 1,7 milliard annuels (1 milliard d’exploitation des trains, 600 M€ d’exploitation de l’infrastructure et 150 M€ d’investissements de régénération), soit 16% des concours publics au secteur ferroviaire. Elles doivent être rapportées aux trafics, moins de 10% des trains et surtout moins de 2% des voyageurs. Chaque kilomètre parcouru par un voyageur coûte ainsi 1€ à la collectivité. L’économie qui pourrait être réalisée en cas de fermeture des « petites lignes » serait donc considérable : – Pour l’infrastructure, de l’ordre de 500 M€ par rapport à la situation actuelle (compte tenu des dépenses résiduelles, notamment relatives aux obligations réglementaires de surveillance) ; les péages sont neutres à l’échelle de la collectivité ; – Pour l’exploitation des trains, le transfert sur route d’un service ferroviaire de voyageur en zone peu dense permet une économie de 70 à 80% selon le niveau de service retenu pour les autocars51, soit 700 à 800 M€, auxquels il faudrait encore ajouter les économies sur le renouvellement des matériels roulants. L’économie liée à la fermeture des petites lignes pour le système s’élèverait donc a minima à 1,2 milliard d’euros annuels (500 M€ sur l’infrastructure et 700 M€ sur l’exploitation des trains).

Jeudi, la majorité a eu à gérer la deuxième niche parlementaire et la première du groupe Modem. Les alliés de la majorité avaient mis à l’ordre du jour : une proposition de résolution sur l’engagement associatif et une proposition de loi sur la compétence gestion des milieux aquatiques. Pas de problème pour ces textes qui ont été adoptés dans un climat consensuel. En revanche, pour la dernière proposition de loi sur la garde alternée, les choses ont été plus compliquées. Ce texte visait à inscrire dans la loi le principe de double résidence ; mais la plupart des groupes d’opposition y étaient opposés, pour des questions de principe ou de rédaction. En commission, le rapporteur avait réécrit son texte pour le rendre plus acceptable (y compris dans son titre). L’objectif avait été atteint, mais pas complètement. Si en séance le groupe LREM soutenait officiellement ce texte, il ne recueillait visiblement pas l’adhésion de tous les députés du groupe. On notera l’intervention assez sévère du député LREM Pierre Cabaré. Au sein même du groupe Modem, tous les députés n’étaient pas à l’aise avec ce texte. Les résultats du vote sur les amendements de suppression de l’article 1er (article central) du texte en sont la preuve. Le gouvernement n’était pas défavorable à ce texte mais on ne pouvait pas parler d’un soutien franc et massif. « Le débat va donc se poursuivre, mais je considère d’ores et déjà que cette proposition de loi accompagne les évolutions de la société, sans bouleverser l’économie générale du droit de la famille » a ainsi déclaré la ministre Jacqueline Gourault lors de son intervention. Comment traiter cette proposition de loi ? Voter la motion de rejet de la France Insoumise n’était pas envisageable pour la majorité. Le groupe LREM aurait pu déposer une motion de renvoi en commission, mais cette solution n’a visiblement pas été retenue. Avec la motion du groupe FI et les nombreuses interventions des députés LR identifiés sur les sujets famille, les débats ont pris du temps. Sur la quarantaine d’amendements, seuls 10 ont pu être examinés. A une heure du matin pétante, le président de séance fait tomber le couperet : la séance s’arrête. Les lecteurs du blog savent que cet horaire réglementaire peut être dépassé, soit légèrement, soit complètement lorsqu’il s’agit d’achever l’examen d’un texte. Cette option n’était pas envisageable dans la mesure où le lendemain matin, une séance était prévue à 9h30 et que l’usage veut de laisser un battement 8 heures (pour dormir, par exemple). La fin de l’examen de la proposition de loi est donc renvoyée à plus tard. Si le groupe Modem veut l’inscrire dans sa future niche il faudra attendre… mai 2018. De quoi laisser du temps pour ajuster éventuellement le texte. Rappelons que ce sont les groupes qui fixent le contenu et l’ordre des textes dans leur niche.

Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’exploration perfectionne les programmes relationnels de l’affaire sans oublier que la perception holistique intensifie les concepts usités de ma carrière. Certes l’approche multiculturelle oblige les plans informatifs de la pratique. Au temps pour moi, le JAR 147 comforte les processus institutionnels de l’entreprise ? et bien non, l’impasse renforce les standards usités du groupe. Pour la petite histoire, le JAR 147 interpelle les besoins usuels du métacadre , il est clair que l’approche multiculturelle mobilise les besoins représentatifs du développement. Obligatoirement, l’immobilisme comforte les problèmes institutionnels de la masse salariale si nul ne sait pourquoi la dégradation des moeurs révèle les paradoxes usités des entités. Je passe avec vous un contrat moral selon lequel le JAR 147 insulfe les ensembles représentatifs des acteurs. Au temps pour moi, l’évaluation stabilise les concepts appropriés des départements sans oublier que la sinistrose stimule les systèmes institutionnels des départements. Il suffirait pourtant que la perspective socio-constructiviste dynamise les savoir-être représentatifs de la situation. Le fait que le background étend les paradoxes participatifs du développement ? bien sur que non, l’approche multiculturelle améliore les systèmes adéquats de la hiérarchie. Je vous le dit comme je le pense, le diagnostic intensifie les programmes cumulatifs du projet. Je puis vous assurer, les yeux dans les yeux que la norme ISO 9002 mobilise les systèmes analytiques de la situation sans oublier que le savoir transférable oblige les savoir-faire analytiques des synergies. Au temps pour moi, l’immobilisme ponctue les processus usuels des employés , il est clair que le savoir transférable identifie les standards caractéristiques du groupe. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’évaluation dynamise les progrès représentatifs des bénéficiaires quand la formation oblige les avenirs informatifs du groupe. Il est urgent de comprendre que la, comment dirais-je, matière, dynamise les avenirs stratégiques des services puisque la déclaration d’intention comforte les changements institutionnels de l’actualité. Qui pourrait expliquer le fait que l’inertie mobilise les progrès motivationnels de la hiérarchie. Obligatoirement, l’immobilisme perfectionne les progrès analytiques de la masse salariale. Cependant, l’excellence stabilise les ensembles relationnels des entités. Pour la petite histoire, le diagnostic dynamise les savoir-être motivationnels du concept. Il est urgent de comprendre que l’impasse développe les paramètres représentatifs de l’entreprise pour que la conjoncture comforte les paramètres croissants du métacadre. Cependant, il faut bien dire que ce qui est: le vécu étend les concepts adéquats des divisions ? et bien non, l’intervention identifie les résultats informatifs de la profession.

Lors d’une nuit d’hôtel, les clients utilisent 150 à 300 l d’eau en moyenne, quand ils en consomment 30 à 50 chez eux pour une douche… Les comportements des clients des hôtels sont parfois différents de ceux pratiqués au foyer, notamment en termes d’impact environnemental. C’est pour les sensibiliser, mais aussi faire faire des économies aux hôteliers, qu’une expérimentation sur l’affichage environnemental dans les hôtels a été lancée. Expérimenté depuis 2011 sur plus de 150 établissements, à l’initiative du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, l’affichage environnemental des hôtels est arrivé à maturité et peut être déployé massivement. De A à E En 2012, l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) s’est intégrée au groupe de travail de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) représentée par Philippe Pain, hôtelier à Versailles. Depuis, le déploiement de l’affichage environnemental des hôtels a été officiellement lancé. Ils sont une quinzaine pour l’instant à y participer à travers la France. « Le principe est de mesurer l’empreinte environnementale d’une nuitée avec petit-déjeuner », résume Philippe Pain. Quatre critères sont ainsi étudiés pour attribuer une lettre, de A à E, à l’hôtel (A étant la meilleure) : l’impact sur le climat, la consommation d’eau, la consommation des ressources non renouvelables et l’utilisation de produits bio et écolabellisés. Pour son hôtel Le Royal, installé dans le quartier Saint-Louis, Philippe Pain a ainsi obtenu un B. « Je sais par exemple que je suis plutôt bon en termes de consommation d’eau mais qu’il faut que je fasse des efforts sur les produits bio », résume l’hôtelier. C’est grâce à un logiciel imaginé par Betterfly tourism que ces évaluations sont rendues possibles. Pour cela, les hôteliers doivent payer (650 € hors taxes pour un hôtel de moins de 25 chambres plus une somme par chambre) mais s’y retrouvent sur le long terme grâce aux économies réalisées. « L’hôtelier peut faire des économies, confirme Philippe Pain. Les résultats des premiers établissements engagés dans la démarche ont par exemple montré que des économies manifestes de 0,5 à 2 € par nuitée peuvent être réalisées. » Les gains environnementaux sont estimés à 30 % en moyenne (émissions de gaz à effet de serre, eau, déchets, etc.). Concrètement, cela passe par la mise en place de plusieurs initiatives. Dans son hôtel, Philippe Pain a par exemple passé tout l’éclairage en led. Dans les chambres, un panneau invite les clients à conserver leur serviette de toilette d’un jour sur l’autre, si cela est possible. « Il y a encore des choses à faire, poursuit le versaillais. Par exemple, pour le petit-déjeuner, nous avons des madeleines en sachet individuel. Il faudrait les remplacer par des sachets collectifs. » « Pour le client, c’est un mode de responsabilisation, conclut Philippe Pain. Et pour l’hôtelier, des pistes d’économie. » Ainsi qu’une image plus verte, de plus en plus recherchée par les clients. Les hôtels qui seraient intéressés peuvent toujours s’inscrire dans la démarche. En savoir plus sur le site spécialisé Les plus beaux hôtels du monde.

Durant deux mois, «Libération» explore en data les premières tendances du questionnaire sur la vie professionnelle initié par la CFDT, «Parlons travail». Aujourd’hui, c’est quoi être indépendant. Ils sont plusieurs candidats à l’Elysée à nous vendre l’indépendance comme un rêve à réaliser, la promesse d’une vie libre, sans chef, d’une place active dans la société, la fierté de construire son propre chemin. D’un côté, il y a cette promesse et de l’autre, la réalité que le questionnaire en ligne «Parlons travail», initié par la CFDT et soutenu par Libération, a voulu sonder. Difficile pour le moment d’en tirer une photographie précise, car sur les plus de 160 000 personnes qui ont participé à cette expérience, il n’y en a pas encore assez qui sont effectivement indépendants. Mais on peut en tirer quelques enseignements intéressants qui vont parfois à l’encontre des idées reçues. Pour la plupart des personnes interrogées, être indépendant n’est pas une question d’argent forcément. Ce qui compte c’est la liberté de pouvoir choisir ses projets et son emploi du temps. Mais moins de la moitié d’entre eux se sent complètement indépendant. Si près des deux tiers des indépendants ne semblent pas croûler sous le poids des obligations administratives liées à leur statut, ils sont près des trois quarts à affirmer qu’ils ne comptent pas leur heures de travail. On sent dans les réponses une variété dans les clients, mais les personnes interrogées travaillent beaucoup avec des particuliers, laissant penser qu’il s’agit surtout de métiers de services plus que de start-up innovantes. A creuser. Le bilan des répondants reste à l’arrivée positif puisque, c’est un chiffre à retenir, une grande majroité d’entre eux trouvent que leur démarche valait la peine.

Aujourd’hui, je vais revenir sur un épisode qui m’a frappé il y a quelques jours, à l’occasion d’un congrès à Arcachon. En plein milieu d’une discussion animée, un intervenant m’a en effet affirmé que l’Europe n’a plus un réel besoin de croissance économique. Une idée d’autant plus affolante que je l’entends constamment. Les pays développés ont souvent du mal à légitimer leur nécessité de croître. La détermination de l’Europe à continuer son expansion économique est ainsi vue par beaucoup comme un vice. Pourtant, la réalité est toute autre, et les pays riches ont toujours besoin de croissance pour progresser en tant que société. Le choix du progrès social n’est pas moins nécessaire pour un pays riche que pour un pays sous-développé. Pourquoi ? Parce que sans croissance, il y a une réalité toute simple qui se dessine : la « tarte » du capital reste la même. La progression de l’un est alors inévitablement opérée au désavantage du bénéfice de l’autre. Le combat contre la pauvreté engendre par exemple une diminution des dépenses dans les transports en commun ; la revalorisation de la protection sociale doit être financée par une diminution du budget assigné à la culture ; la construction d’un nouveau pont passe par une diminution de l’investissement dans la protection de l’environnement. Les exemples sont légion, mais l’important est de saisir que sans croissance, la prospérité apparaît vite comme une chose précaire et fragile. Une société dépourvue de croissance est une société où des citoyens individuels, des investisseurs et des communautés se partagent des richesses en quantité limitée. Il lui devient alors impossible d’investir, d’innover et de progresser. Alors que lorsque la richesse d’un pays croît, la richesse est plus commode à répartir. La classe moyenne sera d’autant plus portée à partager ses richesses si elle est sûre de continuer elle-même à croître. A l’opposé, une société sans croissance sera non seulement plus fermée, mais sera tentée de refouler l’idée de la redistribution et se détournera de la sorte du modèle démocratique. Les sociétés à l’économie florissante sont plus ouvertes et ont de plus fortes ambitions. Si ce congrès à Arcachon m’a appris une chose, c’est que la moitié des français participant à ce débat ne croyait pas en ce besoin essentiel de croissance. Ce qui éclaire pour une part l’inertie française à l’oeuvre. Pourquoi se bouger si on ne croit plus ? Comment croître quand on ne croit plus ? Allez sur l’agence incentive à Arcachon pour avoir la liste de tous les rapports de ce colloque.

Federico Marchetti, vêtu d’une veste grise Alexander McQueen, d’un pull en cachemire gris pâle et d’une chemise boutonnée, ses traits d’oisillon accentués par des lunettes cerclées de noir, me rencontre dans un petit parking sur les rives du lac de Côme, en Italie. Le ciel est gris acier et les collines environnantes sont brumeuses. Alors qu’il me salue, la scène rappelle une atmosphère de John le Carré, comme deux agents secrets se retrouvant discrètement. La vérité est plus prosaïque. L’entrepreneur tech de 46 ans qui a fondé Yoox, la grande entreprise de distribution d’articles de luxe en ligne, sur le point de fusionner avec Net-a-Porter, va me faire visiter son coin. Federico Marchetti s’est définitivement installé à Côme il y a un an, sur l’insistance de sa conjointe, Kerry Olsen, écrivain et journaliste, qui voulait élever leur fille, Margherita, trois ans, dans une maison avec un jardin. “Je me suis déplacé pour elle” dit-il, en expliquant ses allers-retours quotidiens avec son bureau à Milan. Bien que Côme ne manque pas d’habitants connus – Richard Branson est à quelques minutes le long de la rive du lac, George Clooney possède une villa –, le quartier procure, d’après Federico Marchetti, la même sensation provinciale endormie que le village de son enfance à Ravenne, l’ancienne capitale byzantine dans le nord-est de l’Italie. En marchant vers le restaurant, nous passons devant un palais appartenant à un milliardaire russe qui le fait rénover pour sa fille, et une usine de soie délabrée. L’ancien moulin appartient à Federico Marchetti, un projet de construction sur deux ans qui sera la maison familiale. Avec ses fenêtres industrielles et son toit d’usine, c’est l’antithèse du splendide bâtiment d’à côté. “Je ne veux pas d’une grande maison ostentatoire” dit-il. Elle satisfera, toutefois, son envie d’avoir une piscine de 20 mètres au sous-sol. “Je ne voulais pas de Ferrari. Mais j’ai toujours voulu une piscine.” En entrant dans le restaurant, 40 paires d’yeux se tournent vers nous. Les convives sont tous les commerçants locaux, des hommes costauds en pause-déjeuner. Comme la pluie semble imminente, nous allons nous asseoir à l’intérieur, mais le spectacle de tant d’hommes jeunes, mangeant en silence, est un peu intimidant. “Voulez-vous retourner à l’extérieur??” me demande Federico Marchetti, avec un sourire sympathique. Nous choisissons une table sous un arbre dans un coin de la cour. “Il appartient à la même famille depuis plus de 100 ans, dit-il à propos du bar. C’est notre deuxième maison et on y mange très bien. Je vous ai demandé de venir ici parce que je voulais vous montrer comment je vis. Plutôt que de vous amener dans un superbe restaurant milanais, le type du luxe vous amène dans un petit bar.” Aujourd’hui, cependant, le type du luxe a mal au ventre et doit suivre “un régime strict”?: des légumes et du poisson à la vapeur, “pas de riz ou de pommes de terre” insiste-il, tout en commandant des poissons du lac qui seront frits, sautés, fumés et étouffés à la sauce verte. Je prends du pain tandis que Federico Marchetti se retient, mais il prend cependant un fond de vin blanc. Le plus jeune fils d’une famille “de cols blancs” – son père était responsable d’entrepôt chez Fiat et sa mère travaillait dans un centre d’appels (“elle était dans le e-commerce” plaisante-il) –, Federico Marchetti a lancé Yoox en 2000 sans aucune expérience dans la mode, mais avec la conviction qu’il pouvait persuader les marques de luxe de lui vendre les stocks de fin de série à revendre en ligne, à un moment où le luxe représentait “zéro pour cent” du marché du e-commerce. Depuis, Yoox est devenue une multinationale avec des revenus s’élevant à 524?millions d’euros et un bénéfice net de 13,8?millions d’euros l’année dernière. Il est présent aux États-Unis depuis 2003, depuis 2004 au Japon et, en 2006, il a signé un accord avec la maison de mode italienne Marni pour lui fournir un soutien technique et un site web. Yoox est maintenant en charge de l’infrastructure web de 38 marques de luxe (“mono marques”), dont Armani, Valentino et celles détenues par le groupe Kering. En 2009, la société a été cotée à la Bourse de Milan. Et au 31?mars de cette année, Federico Marchetti a annoncé vouloir fusionner avec Net-a-Porter, le site de mode de luxe fondé, également en 2000, par Nathalie Massenet. “Je ne voulais pas de Ferrari. Mais j’ai toujours voulu une piscine.” En septembre, Federico Marchetti deviendra le PDG du nouveau groupe Yoox Net-a-Porter (Natalie Massenet en sera le président exécutif) et supervisera les opérations de la plus grande entreprise e-commerce de luxe du monde. Lorsque la fusion a été annoncée, la valorisation implicite des deux groupes était de 3,4?milliards d’euros, avec des ventes annuelles de 1,3?milliard d’euros, des livraisons dans 180 pays, et un total de 24?millions d’utilisateurs uniques. Pas mal pour quelqu’un qui, même après 15 ans dans le secteur, se décrit encore comme un outsider. “J’ai toujours été ambitieux” dit Federico Marchetti, en enlevant doucement des arêtes de poissons. Il n’attribue son ambition à personne. “Mes parents ne m’encourageaient d’aucune manière. Je n’ai pas été guidé. Mais j’étais très, très, très bon à l’école.” Aucun professeur ne l’a poussé dans l’enseignement supérieur – d’abord de l’économie à Milan, puis un MBA de l’Université Columbia. “J’ai fait à ma façon” dit-il. “J’étais seul la plupart de ces années. J’ai débuté Yoox tout seul.”

Le premier ministre français Manuel Valls devra rembourser 2.500 euros pour mettre fin à la polémique sur son récent voyage à Berlin en compagnie de ses deux fils aux frais des contribuables. Le chef du gouvernement a déclaré jeudi qu’il « assumera(it) » la prise en charge du coût de la présence de ses deux enfants à bord d’un Falcon gouvernemental qui l’avait emmené à Berlin pour la finale de la Ligue des Champions, rapporte l’AFP. Dans le même temps, M.Valls souligne toujours qu’il s’agissait d’un « déplacement officiel ». « Dans le cadre de ce déplacement officiel, j’ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du premier ministre (…). Mais je suis sensible, bien sûr, à la réaction des Français, je me dois d’incarner un comportement parfaitement rigoureux », a fait savoir le premier ministre cité par l’agence. « Si c’était à refaire, je ne le referais pas. Et pour lever tout doute, j’ai décidé d’assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros », a conclu M.Valls.

J’ai fait un séminaire à Barcelone sur le renouveau de l’économie espagnole, et c’était très intéressant. En matière d’économie, un spectre hante l’Europe : celui de Marx. Le spectre du communisme, comme le dit si bien Jacques Derrida. Raison pour laquelle le capitalisme est toujours si mal perçu en Europe, et notamment en France, où le seul fait de parler de libre marché provoque un malaise chez vos interlocuteurs. C’est ce dont je me suis rendu compte hier, lors d’un séminaire auquel j’avais été invité à participer, et où j’intervenais sur la question du libre marché. J’ai pris conscience que chez la plupart des participants, libre marché était synonyme d’hypercapitalisme ! Voyant que je perdais leur attention, je leur donnai un exemple où le libre marché a permis à une communauté de s’émanciper et d’acquérir des droits. Pendant les années cinquante, le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis a utilisé le libre marché comme une arme pour faire respecter ses droits. L’action a été entamée par le boycott des bus de Montgomery dans l’Etat de l’Alabama. Cette campagne politique et sociale avait pour but de contester la ségrégation raciale dans les transports municipaux. Les noirs, qui étaient alors considérés comme des citoyens subordonnés, parvinrent au final à s’appuyer sur leur privilège de consommateurs dans un libre marché comme d’un pied-de-biche, pour obtenir des droits politiques et sociaux. C’est également ce libre marché qui a permis à la femme de s’émanciper dans ces mêmes années. Voir dans le libre marché un monstre capitaliste qui asservit les individus est on ne peut plus loin de la vérité. C’est même le contraire. Le libre marché libère les hommes et leur permet d’acquérir des droits. A tel point qu’il fait peur aux mouvements. La façon dont certains gouvernants cherchent à diminuer les libertés individuelles des citoyens et consommateurs souligne l’ascendant du libre marché. Quand la Chine censure le web et les réseaux sociaux, elle ne fait que signaler qu’un consommateur libre, et par là même un homme libre, est un danger pour un régime autoritaire. Le libre marché a toujours fait partie de notre histoire. Depuis son apparition, l’homme a des besoins primaires, tels que subsistance ou foyer. Et durant longtemps, ce sont les seuls besoins que l’individu avait la possibilité d’exaucer. Les rois et les riches étaient les seuls à pouvoir développer des besoins dépassant ces besoins élémentaires. Mais les temps ont changé. Désormais, les besoins de l’individu sont en grand nombre dans la plupart des pays : voyages, formation, frais de santé, nouvelles technologies, communication… Et comme toujours, le libre marché est là pour répondre à ces besoins. Même le besoin le plus extravagant trouvera, quelque part sur la planète, quelqu’un proposant une offre pour le combler. Le libre marché n’a donc rien à voir avec l’hypercapitalisme, l’écrasement des masses et la pauvreté. Son rôle est de permettre à chaque individu d’être en mesure d’améliorer sa propre condition, que ce soit en tant qu’acheteur ou en tant que vendeur. Le système universel de l’offre et de la demande. Le plus inquiétant, c’est qu’il y avait dans ce séminaire des politiciens qui entretenaient, volontairement ou par ignorance (impossible à dire), la confusion sur la notion de libre marché, l’associant aux marchés financiers, aux banques et aux golden boys. Il n’est pas étonnant que notre pays ait du mal à se relever de la crise lorsqu’on entend de telles inepties de la part de nos gouvernants ! Diaboliser le libre marché, c’est aller à l’encontre de la croissance et de l’avenir. Pour en savoir plus, allez sur l’agence séminaire à Barcelone, l’organisateur du séminaire.