Archives for category: santé

L’utilisation des eaux usées constitue un risque pour la santé des agriculteurs, des travailleurs et des consommateurs de la chaîne alimentaire, en raison de la possibilité de contamination microbienne et chimique. L’utilisation de main-d’œuvre bon marché est une pratique courante chez les agriculteurs qui utilisent des eaux usées, et l’essentiel de ce travail est effectué par des femmes. En conséquence, ils sont confrontés à des risques accrus pour la santé, dont l’exposition aux agents pathogènes, ainsi que le risque de transmission aux membres de la famille. Différentes approches ont été proposées pour l’atténuation des risques pour la santé. Beaucoup d’entre elles ont porté sur la qualité de l’eau et des règlements stricts au point d’utilisation, ce qui fait du traitement des eaux usées un élément central en matière de réutilisation de l’eau. Dans l’Union européenne, par exemple, le projet Aquarec propose sept catégories de qualité (axées sur le traitement) pour les différents types de réutilisation, avec des limites microbiennes et chimiques pour chaque catégorie. Toutefois, dans les pays à faible revenu, les normes strictes en matière de qualité de l’eau destinée à la réutilisation sont souvent perçues comme hors de portée et ne connaissent pas de succès dans la pratique. Le document Directives de l’OMS pour l’utilisation sans risque des eaux usées, des excréta et des eaux ménagères en agriculture, reconnaît les risques potentiels pour la santé des eaux usées sans traitement ou avec un traitement inadéquat, et la nécessité de réduire de tels risques. Les directives proposent l’utilisation d’un certain nombre d’obstacles (approche à barrières multiples) pour protéger la santé publique le long de la chaîne d’assainissement et de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation des eaux usées, au lieu de se concentrer uniquement sur la qualité des eaux usées au point d’utilisation.

“Toute la vie”, l’hymne 2015 des Restos du Coeur, dérange. Guerre des générations ou incapacité de celle des soixante-huitards à lâcher prise?… Il fut un temps où en France tout finissait par des chansons. C’était il y a longtemps, bien avant la Révolution et à une époque où l’on voulait ainsi démontrer que les Français, peuple joyeux, ne prenaient en réalité jamais rien au sérieux. À une époque où le peuple français est devenu le plus gros consommateur au monde de psychotropes et d’antidépresseurs, les choses se sont inversées. Tout est grave, tout est sérieux, rien n’est léger, et les polémiques commencent donc par des chansons. Les Enfoirés — se désignent sous ce nom les artistes qui acceptent de chanter pour aider les Restos du Coeur — ont écrit une chanson qui fait désormais scandale. Certains parlent même d’un véritable “phénomène de société”. Une telle polémique étonne car ce qui frappe d’abord, c’est l’indigence des paroles et la pauvreté de la musique. On a connu Jean-Jacques Goldman mieux inspiré, mais le talent, il est vrai, contrairement au vin de Bordeaux, ne se bonifie pas toujours avec l’âge… Quoi qu’il en soit, cette chansonnette se présente comme un dialogue entre deux générations. D’un côté, les jeunes — entendez par là “les jeunes cons” — et les vieux de l’autre. C’est-à-dire tous ces artistes plus ou moins sexagénaires qui occupent le devant de la scène française depuis bientôt quarante ans et ont su habilement enfourcher tous les chevaux de bataille qui se présentaient à eux pour consolider, voire relancer leur carrière. Tout y est passé, la faim dans le monde, la faim dans le quart-monde, le sida, la guerre, la condamnation de tous les méchants dont ils ont fait des chansons graves destinées à provoquer une “prise de conscience” dans l’opinion. Dans le cas qui nous intéresse, le “choeur” des jeunes reproche à la “bande” des vieux d’avoir joui dans l’insouciance d’un monde dont ils ont profité sans se préoccuper des générations futures. En un mot, de s’être conduits comme ce qu’ils proclament eux-mêmes être, des “enfoirés”. À ces reproches, les “artistes” parvenus à l’orée du troisième âge répondent que les jeunes n’ont pas à se plaindre car ils ont toute la vie devant eux. D’où le titre de cette complainte devenue incontournable : Toute la vie. Chacun, y compris l’inénarrable JoeyStarr, y est allé de son commentaire pour dénoncer le racisme antijeune dont cette chanson était le révélateur. Pourtant elle n’est pas, à mon sens, le révélateur d’une guerre des générations mais bien, ce qui est plus grave, de l’impossibilité d’une génération — celle des soixante-huitards — à lâcher prise.

Pour suivre sur l’article précédent, voici une vidéo intéressante sur un parfumeur qui déteste le parfum…

I Hate Perfume from Monomania on Vimeo.

Comment créer son propre parfum ? J’ai enquêté et à part vous faire vous-même votre dose d’alcool, de fleurs et de mélanger le tout, vous aurez besoin de conseils. Il existe de nombreux ateliers et même des « nez » qui vous aideront à créer votre parfum. Ne vous attendez pas à aboutir au parfum du siècle qui rivalisera avec celui de Madonna ou je ne sais quelle autre artiste, mais vous aurez le parfum qui vous ressemble, et surtout qui vous colle à la peau. Car la grande difficulté est de trouver le parfum qui réagira comme vous l’entendez à votre peau. Traditionnellement, si vous achetez un parfum, vous vous aspergez le poignet et vous attendez 30s pour sentir d’un air approbateur. En réalité, le vrai parfum est celui que vous pourrez sentir deux heures après et qui sera celui mêlé à votre odeur. Tout ceci vous l’apprendrez en suivant un atelier de parfum. Voici à titre indicatif ce qui peut vous être proposé sur Paris : Participez à un stage de création de parfum à Paris. A deux pas de la Tour Eiffel, passez une journée aux côtés d’un parfumeur-créateur et composez les notes de votre propre parfum. Mettez votre nez à l’éprouvette. Jouez avec les senteurs pour donner naissance à un parfum inédit, aux fragrances fleuries, fruitées ou épicées. D’émotions olfactives en émotions olfactives, découvrez la précision du métier de nez. De retour chez vous, parfumez votre peau ou votre intérieur avec le fruit de votre création. Une journée magique à l’odeur inédite. Matin : parcours initiatique à la découverte des odeurs. De 9H30 à 12H30. Objectif de la formation Tester son sens de l’odorat / découvrir l’univers du Parfumeur-Créateur à travers un atelier ludique et interactif. Déroulement de la formation: Promenade olfactive à travers les différentes matières premières orientales qui composent son orgue : notes de tête, notes de cœur, notes de fond. Programme: L’olfaction et ses émotions / Portrait chinois d’une odeur / Description de l’orgue du Parfumeur-Créateur / Initiation aux matières premières naturelles et synthétiques / Explication de la pyramide olfactive. Acquis: Connaissance de ses capacités olfactives / Compréhension du langage du Parfumeur / Maîtrise de la méthode pédagogique pour travailler son odorat. Après-midi : atelier de création de parfum. De 14H à 17H. Objectif de la formation
Comment travaille un parfumeur lorsqu’il crée un parfum ? / Comment gérer les notions d’intensité et de ténacité de chaque note ? / Comprendre par soi-même la difficulté du métier de « nez ». Déroulement de la formation: Cet atelier vous initiera à l’art de la création : vous composerez votre propre parfum. / Après avoir découvert les différentes familles olfactives, le parfumeur créateur vous aidera à écrire votre formule, peser et évaluer votre composition. Programme: Explication de la composition d’un parfum, des matières premières à la création / Intégration de la notion de tête – cœur – fond / Présentation de chaque facette olfactive d’un parfum / Écriture d’une formule de parfum à partir des facettes / Réalisation de la composition / Évaluation de sa création. Acquis: Compréhension de la pyramide olfactive / Identification des différentes facettes d’un parfum / Initiation à l’art de la création. A la fin de la journée de création de parfum, chaque participant repart avec le flacon de sa création.
Pour en savoir plus : Création de parfum

Où, en Europe, vit-on le mieux et le plus longtemps ? Les deux ne vont pas toujours de pair, comme le montre l’enquête sur « l’espérance de vie en bonne santé » présentée jeudi 19 avril à Paris par l’ Institut national d’études démographiques (Ined). Coordonnée par la Commission européenne et réalisée chaque année depuis 2005, celle-ci indique, pour chacun des 27 pays de l’Union européenne (UE), jusqu’à quel âge chacun peut, en moyenne, escompter mener des activités quotidiennes – se déplacer, se nourrir, lire… – en toute autonomie. C’est « l’espérance de vie sans incapacité », conçue dans les années 1980 pour compléter la gamme des indicateurs de santé qui, à l’époque, se cantonnaient à l’espérance de vie et aux taux de prévalence de certaines maladies (grippe, cancer…). S’étant fixé pour objectif d’augmenter de deux ans, d’ici à 2020, le nombre d’années vécues « sans incapacité » par ses citoyens, l’UE a particulièrement recours à cette donnée. Elle permet tout à la fois d’apprécier la qualité de vie, le niveau de dépendance des personnes âgées et l’état du système de santé. Mais, basée sur les déclarations des Européens interrogés, elle dépend de la perception qu’ils ont de leur propre santé. Le paysage européen reste très contrasté. Un écart de plus de dix-huit ans sépare les femmes slovaques et maltaises : les premières ont peu de chances de jouir pleinement de leurs capacités physiques au-delà de 52,6 ans, quand les secondes peuvent espérer marcher, entendre ou lire en toute autonomie jusqu’à 71 ans. Chez les hommes, une distance quasiment équivalente sépare les Slovaques, en dernière position, des Suédois, en tête. Ceux-ci détiennent un autre record en Europe : l’espérance de vie la plus longue, de 79,4 ans (pour une moyenne européenne de 76,7 ans).