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Téhéran a donné 60 jours à l’Europe pour s’assurer que les intérêts de l’Iran seraient protégés dans le cadre du Plan d’action global et cohérent (JCPOA).  Sinon, Téhéran est prêt à prendre des mesures supplémentaires pour supprimer le JCPOA, at-il averti. Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi que Washington serait responsable si les autorités iraniennes abandonnaient l’accord nucléaire.  «Premièrement, l’Iran n’a pas retiré cet accord. Deuxièmement, si l’Iran se retire de cet accord, ce sera la responsabilité des États-Unis. Nous ne mélangerons pas les rôles et ne dirons pas que ce sont les Européens », a déclaré le dirigeant français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet informel des dirigeants européens dans la ville roumaine de Sibiu.  Macron prétend tenir le «grand débat national» tout en visant les manifestants avec des munitions réelles et des gaz lacrymogènes déployés par hélicoptère.  La remarque de Macron fait suite à l’annonce faite plus tôt dans la journée par le ministère russe des Affaires étrangères selon laquelle les États-Unis doivent mettre fin à toute activité qui entrave la coopération politique et économique d’autres pays avec l’Iran. Cette déclaration a été faite peu après que la chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, ait noté que l’Union européenne restait attachée à la mise en œuvre du Plan d’action global commun (JCPOA), l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran en 2015, tant que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme que Téhéran agit conformément à l’accord.  Wiki) Un an après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, Téhéran a annoncé mercredi qu’il avait partiellement mis un terme à ses engagements dans le cadre de cet accord et avait donné 60 jours à l’Europe pour que les intérêts de l’Iran soient protégés en vertu de cet accord. Sinon, Téhéran est prêt à prendre des mesures supplémentaires pour mettre au rebut le JCPOA. Le même jour, le président américain Donald Trump a imposé des sanctions aux métaux iraniens, notamment le fer, l’acier, l’aluminium et le cuivre.  Le 8 mai 2018, Trump a annoncé sa décision de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et de rétablir des sanctions de grande portée contre Téhéran, notamment des sanctions secondaires visant les entreprises et les institutions financières des pays ayant des relations commerciales avec la République islamique. L’Iran, la Chine, l’Allemagne, la France, la Russie, le Royaume-Uni et l’UE ont réaffirmé leur attachement à l’accord après le retrait des États-Unis.

Le week-end dernier, j’ai réalisé un stage de pilotage à Lille : j’ai eu entre les mains une Ferrari F430 où j’ai pu essayer cette petite merveille dans les meilleures conditions possibles : sur un circuit de course ! Un pur moment d’extase, comme vous pouvez vous en douter. Je dois reconnaître que ça m’a fait énormément de bien, de pouvoir conduire dans de telles conditions. J’adore les sensations de la route. Depuis toujours. J’ai d’ailleurs accordé bien plus d’importance à mon permis qu’à tout autre diplôme dans ma vie. Pourtant, depuis quelques années, je dois bien admettre que je ne prends plus tant de plaisir que ça dans la conduite. Il faut dire qu’entre le train-train du trajet et les limitations de vitesse, celle-ci est devenue nettement moins sexy, voire carrément insipide. Et c’est assez désagréable, de voir comment notre société a évolué sur ce point. Il n’y a encore pas très longtemps, la conduite sur route était en effet encore un moment d’euphorie. Je me souviens par exemple que quand j’étais petit, les ceintures de sécurité étaient facultatives. Les libertés étaient bien plus grandes sur la route qu’elles ne sont aujourd’hui. J’entends bien que nous sommes plus nombreux qu’avant sur la route, qu’il faut poser des limites, imposer des règles , etc. Mais nous vivons dans une société de plus en plus rationalisée au point de ne plus pouvoir rien faire. Ça ne me surprendrait pas que dans quelques années, l’on force tous les passagers à porter un casque en voiture, au train où vont le choses ! Et si cette remarque vous fait rire, pensez un peu à tout ce qui nous a déjà été imposé : c’est assez effarant, avec le recul ! Le plus gros problème de cette réglementation, c’est qu’elle est souvent contre-productive. On le voit bien avec les allergies qui se sont généralisées depuis que nous utilisons des produits d’entretien agressifs dans nos maisons. Tout excès est nuisible, et ce que les autorités font avec la route en fait certainement partie. C’est simple : quand je vois un radar, je me sens soudain des envies de révolte, voire de révolution ! Si vous aussi vous souhaitez retrouver le plaisir de la conduite, voilà le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage à Lille. Mais je préfère vous prévenir : les voitures GT sont particulièrement nerveuses…

Dans une entreprise émergente, gérer une entreprise seule est difficile. Il n’est pas trop facile de traiter avec les travailleurs, même si vous avez des gestionnaires géniaux et talentueux dans votre équipe. À cela s’ajoute la réalité que vous devez investir du temps supplémentaire pour garder tous les processus d’optimisation de vos clients, à partir du processus initial d’obtention de phrases clés appropriées, transformer ces phrases clés en articles, travailler sur leur classement par mots clés et leur site Web statuts. Néanmoins, si vous êtes déterminé et assez chanceux pour faire face à ces complexités sans difficultés, vous êtes destiné à grandir, à acquérir plus de clients, à développer et à attirer d’autres entreprises. Ainsi, mettre un œil supplémentaire sur les prospects entrants et les parties intéressées est une «difficulté» supplémentaire pour votre corps limité. Peut-être, c’est le bon moment pour faire équipe avec un revendeur SEO. Obtenir un gars de confiance qui servira de pont à vos clients et prospects peut vous donner plus d’attention en tant que propriétaire d’une entreprise. Mais, obtenir un revendeur de confiance et talentueux dans votre équipe n’est pas aussi facile que de réciter une célèbre chronique infantile, car il faut tenir compte de certains problèmes avant de signer un, et en incluant un dans votre entreprise. Ce sont les choses que vous devez considérer avant d’embaucher / associer avec un revendeur: Il doit s’intéresser et se passionner pour l’ensemble du concept de son prochain emploi. Faisons-le face, de nombreux revendeurs aspirants d’aujourd’hui ne font que «faire une demande» en espèces. Alors que l’argent est en effet une partie de la raison pour laquelle les individus aspirent un travail particulier, le faire comme la seule cause peut nuire à votre entreprise. Rechercher des individus avec une passion pour elle. Il n’a pas besoin d’être bien informé sur le référencement, ce qui est essentiel, c’est la volonté, le dévouement, le temps et les efforts mis en elle, et, bien sûr, s’efforcer d’y être mieux. L’amour et la passion pour l’entreprise sont incontestablement le facteur le plus important pour ce métier. Il doit aussi avoir les «compétences des gens». Comme indiqué précédemment, avoir une compréhension SEO n’est pas une exigence, car c’est une chose que l’on peut apprendre à travers les cours et les formations fournies. Pourtant, on devrait avoir des capacités de communication appropriées, un facteur qu’on ne peut pas enseigner aux individus. En d’autres termes, il devrait avoir la capacité d’utiliser des mots pour persuader et influencer les individus de l’importance de l’optimisation des moteurs de recherche dans leurs propres efforts. Le charisme est une chose, mais la mentalité est vraiment une arme précieuse. Eh bien, il est formidable d’avoir un mec charismatique, amical et attrayant au sein de votre équipe, mais s’il n’a pas une attitude positive et géniale vis-à-vis de l’entreprise, le charme se révélera inutile. En outre, une attitude essentielle dans cette entreprise est la patience. S’il est le type de personne impatient, les chances sont, il ne résisterait pas en tant que revendeur, étant donné qu’il y aurait des occasions que l’obtention de clients n’est pas en tout temps la navigation en douceur. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site de l’agence en référencement naturel qui est très bien rédigé sur ce sujet.

Au début des années 2010, Neil Beloufa, à peine 25 ans, déboulait dans le monde de l’art comme une météorite. En presque sept ans, le bouillonnant prodige, né en 1985 à Paris, et exposé actuellement au Musée régional d’art contemporain de Sérignan (Hérault), a coché toutes les cases : nomination aux prix Fondation d’entreprise Ricard et Marcel Duchamp, exposition au Palais de Tokyo à Paris, et au MoMA à New York, participation aux biennales de Lyon et de Venise… Le tout sans radoter avant l’âge, et en se mettant constamment en danger. « Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Neil Beloufa La complexité est son terreau. La déconstruction, sa méthode. Dans ses installations vidéo, où le dispositif souvent rêche compte autant que le film exposé, Neil Beloufa démonte clichés et propagande, qu’ils soient télévisuels, cinématographiques, économiques ou politiques. Le familier bandana, par exemple, devient sujet d’étude. L’artiste interroge le message de ce bout de tissu imprimé rouge, supposé autant marquer la singularité du cow-boy, du gangster, de l’anarchiste, du hippie ou du gay. Pour lui, tout est prétexte à décorticage, à commencer par lui-même. « Je représente le monde globalisé, dit-il. J’expose à Téhéran, mais aussi au MoMA. Je suis censé être de gauche et sympa et, en même temps, chef d’entreprise. Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » Cynique, ce jeune moustachu ? Lucide plutôt. Un bras d’honneur à l’origine de son succès Enfant de « gens qui ont failli faire des choses », Neil Beloufa a très tôt déchanté. Son père, Farouk Beloufa, cinéaste algérien, est resté l’homme d’un seul film, Nahla, tourné au Liban en 1979. En réaction, Neil se consume dans le travail, aligne les écoles d’art : Arts décoratifs et Beaux-Arts à Paris, Le Fresnoy à Tourcoing, CalArts à Los Angeles. Quant au succès,…

Dans la nuit obscure, alors que la mort enveloppait déjà ma sœur, le trésor d’images et de souvenirs enfouis dans les recoins de mon esprit a refait surface. D’année en année, de ville en ville, de foyer en foyer, ces images se sont enchaînées, riches de leur pesant d’anecdotes. Le dernier repas que nous avions pris ensemble, ponctué d’éclats de rire lorsqu’elle a décrété qu’elle ne pourrait descendre confortablement l’escalier du restaurant que sur les fesses. La fois où elle m’a appelée à la rejoindre dans le jardin pour voir une tante particulièrement fortunée, avant de me désigner la pleine lune en affirmant qu’elle lui rappelait le visage de cette dernière. Les sorties à bicyclette quand nous étions petites (elle faisait du tricycle, mais ça ne changeait rien pour nous). La poignée de chocolats et de bonbons qu’elle tendait toujours à ma fille, même si elle-même adorait les sucreries et aurait pu les garder pour elle. Sa manière, à Pâques, de vider la trousse de secours pour tapisser soigneusement une corbeille d’ouate afin que le lapin puisse y déposer ses œufs. La musique était son univers, ainsi que les chevaux. Notre sœur était une différente. Née par le siège bien avant l’époque des échographies, elle a subi d’irréversibles dommages au cerveau pendant l’accouchement et en est restée handicapée. Beaucoup de ses capacités étaient limitées, mais beaucoup d’autres étaient exceptionnelles. Sans en être certaine, j’aime à penser que, quelque part, de futurs docteurs ont pu en apprendre davantage sur la médecine et le corps humain grâce à elle. Lors des dernières heures de ma sœur en ce monde, alors que ma vie avec elle ne cessait de défiler devant mes yeux, j’ai su qu’il n’y avait pour nous qu’une chose à faire. La chaîne du don, de l’amour et du partage ne pouvait être rompue. Ma sœur nous avait apporté tant de joie et de bonheur de son vivant qu’il nous fallait à présent les transmettre. Quand l’infirmière de l’unité de soins intensifs a frappé à la porte pour nous annoncer que c’était fini, j’avais déjà pris ma décision. Une rapide discussion avec ma mère et le reste de ma fratrie, qui vivait à l’étranger, et tout a été mis en place. Ses yeux (le seul organe que nous pouvions donner, car les causes de son décès étaient inexpliquées et nous ignorions si les autres avaient été endommagés) iraient à une personne en attente de greffe. Son corps serait légué à la science et confié à l’hôpital. Au lieu d’apporter des fleurs, nous demanderions à tous les proches qui assisteraient à son enterrement de faire un don à la fondation Diya, un centre de formation professionnelle pour personnes différentes, où elle avait trouvé beaucoup de joie et de réconfort dans ses dernières années. Aujourd’hui, grâce à ma sœur, deux jeunes enfants ont recouvré la vue. Sans en être certaine, j’aime à penser que, quelque part, de futurs docteurs ont pu en apprendre davantage sur la médecine et le corps humain grâce à elle. En hommage à ma sœur, et avec les dons reçus lors de son enterrement, la fondation Diya a mis en place une unité spéciale de fabrication de chocolat. Un hommage parfait ! Carolyn a donné vie à Chocolyn. Son nom perdurant sous une toute nouvelle forme et avec un tout nouveau sens. Dix ans ont passé depuis la dernière fois où nous avons pu voir ma sœur, mais mon cœur est serein à l’idée qu’elle vit encore dans ces deux jeunes gens à la vision restaurée, dans les chocolats qui portent son nom et perpétuent sa mémoire. Cette sérénité vient surtout du fait que nous avons su transmettre toute la joie qu’elle nous avait donnée.

Le trafic aérien a été fortement perturbé samedi dans le ciel parisien après l’attaque d’une patrouille de l’opération Sentinelle à Orly, qui a conduit les autorités à fermer momentanément les deux terminaux de l’aéroport et à dérouter de nombreux vols vers des aéroports voisins. La situation revenait progressivement à la normale dimanche matin à l’aéroport parisien d’Orly, au lendemain de l’attaque contre des militaires qui avait conduit à la fermeture momentanée de ses deux terminaux, a indiqué à l’AFP un porte-parole d’Aéroports de Paris. «Le trafic est plutôt normal. Il y a quand même encore un petit peu de retard, un retard moyen de vingt minutes» dû «aux renforts aux contrôles», a déclaré ce porte-parole, ajoutant qu’»une résorption du trafic» était espérée d’ici midi. Une centaine de personnes qui n’avaient pas pu prendre leur vol samedi ont dormi à l’aéroport d’Orly, où des lits d’appoint ont été installés, selon cette source. Les compagnies aériennes ont aussi hébergé entre 100 et 200 personnes dans les hôtels de l’aéroport. Le trafic aérien a été fortement perturbé samedi dans le ciel parisien après l’attaque, à Orly-Sud, ayant visé une patrouille de militaires qui ont abattu l’assaillant. Cette attaque a entraîné la fermeture momentanément des deux terminaux d’Orly (Sud et Ouest). De nombreux avions ont été déroutés vers des aéroports voisins. Selon le gestionnaire des aéroports parisiens, 178 vols ont été annulés au total, sur les 476 prévus samedi au départ et à l’arrivée d’Orly. D’après la DGAC, 34 vols ont par ailleurs été déroutés. Parmi eux, 33 ont atterri à Roissy-Charles-de-Gaulle, et un à Beauvais. «En tout, 6000 passagers ont été concernés», a indiqué à l’AFP un porte-parole. Selon ADP, des cellules de crise ont été mises en place. «Ne vous rendez pas à l’aéroport de Paris-Orly sans avoir eu la confirmation préalable de votre vol.

Baptisé «Blue Monday», le troisième lundi du mois de janvier serait le plus propice au cafard. Vraiment ? Spoiler : la réponse est non. Rangez vos antidépresseurs.Accrochez vos ceintures, aujourd’hui, «on va tous déprimer». Comme chaque année, le cafard va évidemment nécroser les esprits, et il faudra s’en remettre aux nombreux trucs et astuces disséminés çà et là dans la presse pour tenter de contrer cette inévitable mélancolie. Car le troisième lundi du mois de janvier, baptisé «Blue Monday», est, paraît-il, le «jour le plus déprimant de l’année». Ce serait même scientifiquement prouvé. Pis, le nombre de divorces et de suicides y atteindrait des sommets… Sus à la neurasthénie : ce jour le plus plombant n’est en réalité rien d’autre qu’une vaste opération marketing. C’est à un certain Dr Cliff Arnall, qui se présente comme «psychologue» affilié à l’université de Cardiff (pays de Galles) que l’on doit cette trouvaille. En 2005, l’homme pond même une formule mathématique en apparence complexe, reproduite ci-dessous, pour appuyer son propos. On y trouve pêle-mêle la météo, évidemment pourrie («W» pour «weather»); le compte en banque, évidemment généreusement siphonné après les fêtes («D» pour «debt») ; ou encore la motivation («M»), forcément en berne en début de semaine… Le concept trouve son public : qui n’a pas eu les boules en décrochant celles du sapin ? En consultant la météo ou son compte en banque à cette époque de l’année ? En rampant jusqu’au bureau après un week-end de fondues savoyardes ? Petit à petit, le «Blue Monday» fait ainsi son nid dans le calendrier. Jusqu’à ce qu’il s’avère que la fameuse étude du Dr Cliff Arnall lui a été commandée par une agence de communication, pour le compte du voyagiste Sky Travel. «On m’avait demandé de réfléchir au meilleur moment pour réserver des vacances», raconte-t-il en 2010 au Telegraph. Dans cet entretien, Cliff Arnall appelle même à ne plus tenir compte de ce jour le plus déprimant de l’année, estimant qu’il agit comme une «prophétie auto-réalisatrice». A ceux qui critiquent l’objectivité scientifique douteuse de travaux financés par une agence de communication, l’autoproclamé spécialiste du bonheur rétorque n’avoir gagné en cinq ans que 1 650 livres sterling (environ 1 950 euros actuels) grâce à ses trouvailles. Car non content d’avoir trouvé la formule de la déprime, Cliff Arnall a aussi mis le doigt sur son pendant optimiste en 2005 : le jour le plus heureux de l’année tomberait ainsi aux alentours du 20 juin. C’est à cet instant de l’année, à l’en croire, que se conjugueraient à ravir une température agréable, des contacts privilégiés avec la nature, la proximité des vacances estivales, de jolis souvenirs d’enfance… Et pourquoi pas la paix dans le monde ? Rebelote : cette si belle découverte est cette fois sponsorisée par une marque de glaces… Ce qui rend, d’un coup, certaines des métaphores chéries du psychologue très parlantes. A l’image de celle-ci, en 2005, au Guardian : «Le bonheur est associé à beaucoup de choses de la vie et peut être provoqué par divers événements : une journée ensoleillée, un souvenir d’enfance, ou quelque chose d’aussi simple que savourer une délicieuse glace.» Résultat : Cliff Arnall, qui se présente désormais comme «psychologue, coach de vie et consultant en bonheur», s’attire les foudres de certains membres de la communauté scientifique outre-Manche. En 2012, Dean Burnett, docteur en neurosciences à l’université de Cardiff fustige dans une tribune au Guardian des «assertions idiotes», appuyées par des «équations absurdes». Et de poursuivre : «La véritable dépression, au sens clinique du terme, est une affection bien plus complexe, qui provient de plusieurs facteurs, à la fois chroniques et ponctuels, internes et externes. Il est extrêmement improbable, pour ne pas dire impossible, qu’il existe une série de facteurs externes fiables, qui entraîne des dépressions chez une population entière à la même période chaque année.» Autre point gênant selon Burnett : le curriculum vitae de son «confrère», qui ne fut que responsable de quelques cours du soir, à mi-temps, à l’université de Cardiff.

Le blocage du pays par une minorité montre que le successeur de Hollande ne pourra gouverner qu’en s’appuyant sur le peuple et en recourant au référendum. Shakespeare proclamait il y a cinq siècles qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Aujourd’hui, c’est le pauvre royaume de France ou ce qu’il en reste, alors qu’il est dépourvu d’État, d’autorité, et de volonté, qui semble pourrir par la tête. Au point d’être incapable de mener la seule réforme économique marquante du quinquennat de François Hollande. Ce texte sorti des cartons en février a été adopté par les députés grâce à la procédure du vote bloqué, après avoir été vidé des trois quarts de sa substance. À la mi-juin il sera examiné par le Sénat. Et ce long intermède est mis à profit par les forces les plus archaïques, CGT et FO, groupuscules gauchistes, mouvements altermondialistes et autres illuminés, pour bloquer le pays en abusant du droit de grève. Les raffineries, les trains, les avions, les RER sont progressivement bloqués, entraînant une paralysie de l’économie. La moindre PME n’est plus livrée en pièces d’outillage. Les cimenteries se mettent à l’arrêt. Les ports ne reçoivent plus les matières premières essentielles ou les bloquent dans les entrepôts des dockers. Et naturellement la presse est régulièrement prise en otage avec des procédés dignes de la censure soviétique. Peu de temps après Mai 68, alors qu’il était premier ministre de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas avait eu ce jugement très pertinent en affirmant : « Nous ne parvenons à faire des réformes qu’en faisant semblant de faire la révolution. » C’est bien cela le drame de la France. Quand l’Allemagne a réformé son marché du travail il y a dix ans avec les quatre lois Harz, il y a bien eu quelques défilés. Mais nos voisins ont vite compris l’intérêt de la souplesse retrouvée, qui permet à l’Allemagne de revendiquer aujourd’hui le plein emploi. Idem en Italie avec Matteo Renzi, ou avec David Cameron qui a institué le contrat “zéro heure” dont le succès donne aujourd’hui à la Grande-Bretagne des rêves d’émancipation. Seule la France reste incapable de bouger, de sortir de ses archaïsmes, et surtout de donner de la flexibilité au marché du travail afin de permettre à ceux qui en sont exclus d’avoir eux aussi un emploi. Notre mal français réside dans un État incapable de rester droit dans ses bottes et dans une opinion publique déformée par des médias gauchisants, qui finissent par préférer l’immobilisme à la réforme. Il y a quelques jours, un sondage Ifop réalisé pour le compte du Journal du dimanche révélait que 46 % des Français souhaiteraient un retrait du projet de loi El Khomri, contre 13 % seulement son maintien en l’état. Et en termes de pronostic, 57 % des Français sont condamnés à penser que le texte sera finalement conservé avec des modifications, après avoir été déjà transformé, aseptisé et atrophié. La droite a bien tort de se réjouir des problèmes qui pourrissent aujourd’hui la vie de Manuel Valls ou de Myriam El Khomri. Car si cette réforme finit dans les grands cimetières sous la lune comme tant d’autres, il ne sera pas facile pour le successeur de François Hollande de mettre en place son ambitieux programme de refondation du pays, voire de rupture avec quarante années de lâcheté, de compromission et de soumission aveugle au fameux “ modèle social français”. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont pu voir, entre 2007 et 2012, à quel point il était difficile de mener des réformes même s’ils n’ont pas chômé avec celle des retraites, du service minimum ou de l’autonomie des universités. C’est sans doute ce qui les amène tous les deux à vouloir renouer avec la pratique si fertile du référendum. À la différence de lois classiques, même votées pendant l’état de grâce, ou d’ordonnances qui n’empêcheront pas les mouvements de rue, le référendum a ce très gros avantage de redonner la parole au peuple. Une parole qui leur est confisquée par ceux que l’on appelle abusivement les corps intermédiaires, mais qui, comme M. Martinez ou M. Mailly, ne représentent que des espèces très minoritaires en voie de disparition. La France n’a pas le choix. La réforme ne peut plus attendre. Dans tous les domaines : travail, compétitivité, fiscalité, éducation, justice, immigration, logement, dépenses publiques ou relations avec l’Europe. Il n’est plus question que des sujets aussi cruciaux soient tranchés soit par des technos, dans le secret de leur cabinet, soit par des parlementaires qui ont conduit le pays là où il en est aujourd’hui parce qu’ils sont dans les mains des lobbies ou prisonniers de leurs partis. Voilà pourquoi Charles Dickens n’a jamais été autant d’actualité que lorsqu’il écrivait : « Ma confiance dans le peuple gouvernant est infinitésimale ; ma confiance dans le peuple gouverné est infinie. »

Ce qui se profile à travers l’actuelle épreuve de force au sein de la gauche, c’est la recomposition d’après la défaite. Leur problème est qu’ils ont tous voté Hollande. Et que, quatre ans après, ils n’ont plus qu’un but : s’en débarrasser. Qui, tous ? Ceux qui l’ont fait élire. François Hollande n’avait pas la moindre chance d’être élu en 2012 grâce aux seules voix socialistes (on n’était plus à l’élection primaire) ; il lui a fallu l’addition de toutes les autres voix de gauche, écologistes, communistes, gauche radicale, ultragauche, en dehors d’un bon paquet de voix antisarkozystes du centre : de Montebourg à Mélenchon, de Duflot à Taubira, de Macron à Bayrou, sans oublier les jeunes socialistes, l’Unef, les jeunesses communistes, les zadistes, les banlieues, etc. Quatre ans plus tard, toutes ces voix sont quasi irrémédiablement perdues ; ajoutez à celles-ci l’électorat frondeur : comment Hollande peut-il espérer être réélu ? Il a perdu tous les scrutins nationaux depuis trois ans. La moyenne de sa cote d’impopularité, mesurée chaque mois par un institut comme Ipsos, est proche des 80 %, les 70 % d’opinions négatives étant atteints dès le mois d’avril 2013, un an après le premier tour de son élection. Ces observations, tous les ont faites. Ils considèrent donc que, sauf miracle, Hollande sera soit empêché de se représenter, soit disqualifié au soir du premier tour d’avril 2017. La gauche hostile à Hollande est maintenant convaincue qu’elle ne pourra pas échapper à la défaite. Ce qui se profile à travers l’actuelle épreuve de force, c’est la recomposition d’après la défaite. Le sondage paru le samedi 28 mai n’a fait que confirmer la lassitude et l’exaspération de l’opinion publique devant les grèves et les blocages. Mais lassitude et exaspération contre qui ? 62 % des Français interrogés font porter la responsabilité de la situation actuelle non sur la CGT mais sur le pouvoir ! Le blocage des dépôts d’essence, des raffineries, des ports, des transports, pourtant insupportable à la majorité de l’opinion, n’est pas imputé aux cégétistes mais à Hollande et Valls. Autrement dit, quoi qu’ils fassent, ceux-ci se déconsidèrent. Ils ont en face d’eux une sorte de “grève par procuration”. Il est vrai que François Hollande aura ouvert un boulevard à ses adversaires de gauche en laissant Manuel Valls et Myriam El Khomri présenter le 16 février dernier (cela fait donc trois mois et demi) le projet de loi sur la réforme du droit du travail, dont il était annoncé d’entrée de jeu qu’il serait adopté même au prix du 49.3. Les épisodes qui ont suivi sont connus. Pour les syndicats de gauche, CGT en tête, c’était un brûlot. Et même un défi. Et d’ailleurs, François Hollande le reconnaissait tout récemment, à la veille du blocage de l’essence, devant plusieurs interlocuteurs qu’il laissait pantois : « Le destin de la loi travail, confiait-il, est entre les mains de la CGT. » Comment avait-il pu lui faire ce cadeau ? Un François Hollande en fin de mandat offrait ainsi sur un plateau au patron de la CGT, Philippe Martinez, qui, lui, est en début de mandat, l’opportunité d’affirmer sa légitimité, d’asseoir son autorité, sur une organisation dont la reprise en mains était devenue indispensable depuis la succession de Bernard Thibault. Il donnait même l’impression d’avoir négligé le fait que Martinez venait de la fédération de la métallurgie, et allait naturellement s’appuyer sur celle de la chimie, l’une des plus puissantes et des plus radicalisées de la centrale ouvrière, pour affronter Hollande et Valls sur la loi travail. Le gouvernement montrait qu’il avait surestimé ses moyens en commettant par la suite erreur tactique sur erreur tactique (l’une des dernières étant les propos contradictoires de Sapin et Valls sur le contenu de la loi).