Le procédé de forage que nous avons décrit est appelé procédé Rotary. On attaque le terrain comme le ferait une tarière, une mèche de vilebrequin ou bien même une mèche de dentiste. Ici, l’outil foreur est le trépan, et c’est lui qui, tournant à des vitesses variant de 30 à 500 tours par minute, va désagréger la roche qu’il doit traverser. Le trépan est en général formé de trois molettes dentées dont chaque dent frappe le roc à la manière d’un petit marteau. Chaque choc produit un éclat et ainsi, de loin en loin, le trépan s’enfonce. Dans certains terrains particulièrement durs, on utilise une couronne en acier spécial de très haute résistance, garnie de pointes de diamants industriels. Les débris de la roche broyée par le trépan sont évacués par une circulation continue de boue, injectée à l’intérieur même du tube de forage pour remonter ensuite dans l’espace annulaire compris entre ce tube et les parois du puits. Cette boue, en raison de son poids, empêche qu’il y ait un jaillissement dangereux vers la surface, lorsque le forage traverse, par exemple, une zone contenant de l’eau, du gaz ou de l’huile sous pression. Enfin la boue colmate les parois du puits, évitant ainsi les effondrements. Retrouvez plus d’info sur le trépan sur Wikipédia.