Une roue de moulin à eau est déjà une turbine hydraulique, nom que l’ingénieur des Mines Claude Bourdin donna, en 1824, à l’appareil qu’il avait réalisé, capable d’une grande vitesse de rotation, et dans lequel l’eau agissait par son poids, en même temps que par sa vitesse, sur toute la surface d’une roue. Fourneyron l’améliora grandement en faisant arriver l’eau d’amont tangentiellement aux aubes. Il existe aujourd’hui divers types de puissantes turbines, que l’on accouple aux alternateurs pour obtenir de l’électricité à partir des chutes d’eau. D’autres fluides que l’eau peuvent actionner ces moteurs à roue mobile, qui deviennent alors turbines à vapeur ou à gaz.