Téhéran a donné 60 jours à l’Europe pour s’assurer que les intérêts de l’Iran seraient protégés dans le cadre du Plan d’action global et cohérent (JCPOA).  Sinon, Téhéran est prêt à prendre des mesures supplémentaires pour supprimer le JCPOA, at-il averti. Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi que Washington serait responsable si les autorités iraniennes abandonnaient l’accord nucléaire.  «Premièrement, l’Iran n’a pas retiré cet accord. Deuxièmement, si l’Iran se retire de cet accord, ce sera la responsabilité des États-Unis. Nous ne mélangerons pas les rôles et ne dirons pas que ce sont les Européens », a déclaré le dirigeant français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet informel des dirigeants européens dans la ville roumaine de Sibiu.  Macron prétend tenir le «grand débat national» tout en visant les manifestants avec des munitions réelles et des gaz lacrymogènes déployés par hélicoptère.  La remarque de Macron fait suite à l’annonce faite plus tôt dans la journée par le ministère russe des Affaires étrangères selon laquelle les États-Unis doivent mettre fin à toute activité qui entrave la coopération politique et économique d’autres pays avec l’Iran. Cette déclaration a été faite peu après que la chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, ait noté que l’Union européenne restait attachée à la mise en œuvre du Plan d’action global commun (JCPOA), l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran en 2015, tant que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme que Téhéran agit conformément à l’accord.  Wiki) Un an après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, Téhéran a annoncé mercredi qu’il avait partiellement mis un terme à ses engagements dans le cadre de cet accord et avait donné 60 jours à l’Europe pour que les intérêts de l’Iran soient protégés en vertu de cet accord. Sinon, Téhéran est prêt à prendre des mesures supplémentaires pour mettre au rebut le JCPOA. Le même jour, le président américain Donald Trump a imposé des sanctions aux métaux iraniens, notamment le fer, l’acier, l’aluminium et le cuivre.  Le 8 mai 2018, Trump a annoncé sa décision de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et de rétablir des sanctions de grande portée contre Téhéran, notamment des sanctions secondaires visant les entreprises et les institutions financières des pays ayant des relations commerciales avec la République islamique. L’Iran, la Chine, l’Allemagne, la France, la Russie, le Royaume-Uni et l’UE ont réaffirmé leur attachement à l’accord après le retrait des États-Unis.